Nick Paul a soif de victoire

La recrue des Sénateurs, Nick Paul.... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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La recrue des Sénateurs, Nick Paul.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Nick Paul avait un peu le moral dans les talons, hier midi, lorsqu'il a répondu à l'appel du Droit.

Sa courte carrière de trois saisons dans les rangs juniors a pris fin dimanche. Son équipe, le Battalion de North Bay, a subi l'élimination au sixième match de la demi-finale de la LHOntario.

C'est ce petit détail qui l'affecte le plus. «Nous n'avions pas l'équipe la plus expérimentée. Personne ne s'attendait vraiment à ce qu'on joue au hockey aussi tard ce printemps. Nous avions quand même réussi à nous convaincre que nous étions capables de battre les Generals d'Oshawa», confie-t-il.

C'est ça, le problème.

Paul a déjà remporté un titre d'importance, plus tôt cette saison. Chaque fois qu'il pense à sa médaille d'or du Championnat mondial junior, il sourit.

«Au temps des Fêtes, j'ai vécu quelques-uns des plus beaux moments de ma vie», dit-il.

La victoire, c'est une drogue. Quand tu y goûtes aussi jeune, tu en veux plus.

Paul devra prendre son mal en patience. Il devra attendre quatre mois, encore, avant de relever son prochain défi.

À l'écouter, on sent qu'il est déjà prêt. «Je suis un gars ambitieux. Mon objectif, ce sera de jouer avec les Sénateurs d'Ottawa dès le début de la saison prochaine», dit-il.

Rêver ne coûte rien. À 20 ans, Paul serait excessivement chanceux d'atteindre son objectif. Les Sénateurs ne se retrouveront certainement pas en pénurie d'attaquants lorsque débutera le prochain camp d'entraînement.

Un défi intéressant pourrait quand même lui être offert. L'automne prochain, il pourrait bien devenir l'espoir numéro un de l'organisation à évoluer au sein du club école de Binghamton, dans la Ligue américaine.

On voit mal qui, à l'attaque, pourrait lui ravir ce titre.

«La Ligue américaine, je ne cracherais certainement pas là-dessus. Ce serait une très bonne ligue pour moi. Je pourrais continuer mon développement à Binghamton», dit celui qui a marqué 44 buts en 73 parties, cette saison, dans la LHOntario.

D'un rôle à l'autre

À Bingo, dans un club qui pourrait être dirigé par un entraîneur recrue, Paul pourrait hériter d'un rôle très offensif.

La direction des Sénateurs pourrait aussi demander qu'on lui confie des missions plus défensives, pour mieux le préparer à la LNH.

Dans la meilleure ligue au monde, tout comme au Championnat mondial junior, on croit qu'il pourrait devenir un attaquant en puissance de troisième trio très fiable.

«Pour moi, les étiquettes, ça ne change rien. J'ai été un marqueur naturel. J'ai été un attaquant à caractère défensif. Au Championnat mondial junior, je me suis vraiment amusé. Compléter de grosses mises en échec pour transmettre de l'énergie à mes coéquipiers qui sont au banc des joueurs, j'aime vraiment ça. Jouer une minute ou 20 minutes par soir m'importe peu. Qu'on me donne un rôle, n'importe lequel, et je vais essayer de le remplir du mieux que je peux», dit Paul.

Un attaquant défensif qui remplit bien son rôle peut parfois être récompensé. Malgré son jeune âge, Paul en est déjà conscient. En finale du Championnat mondial junior, contre la Russie, il s'est retrouvé dans le meilleur trio canadien avec le prodige Connor McDavid et son futur coéquipier chez les Sénateurs Curtis Lazar.

«Je commence à bien connaître Curtis. Un gars inspirant. Il sourit tout le temps. Avec lui, tout est toujours positif. Il est un ami maintenant.»

sstlaurent@ledroit.com

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