Minuit sonne à Ottawa

Brendan Gallagher a marqué le but qui a...

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Brendan Gallagher a marqué le but qui a achevé les Sénateurs d'Ottawa, mettant un terme à une incroyable saison de 88 matches.

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Une seule constante, dans les 82 matches réguliers et les cinq premières rencontres éliminatoires des Sénateurs d'Ottawa. Ils n'avaient jamais été blanchis.

Les 29 autres équipes de la Ligue nationale de hockey avaient subi ce sort au moins une fois en 2014-2015. Pas eux.

Au 88e - et dernier - match de cette saison rocambolesque, il fallait que ça leur arrive. Ils ont été blanchis 2-0 par Carey Price et le Canadien de Montréal, hier soir, pour subir l'élimination.

«Un jour, nous pourrons être fiers de ce tout que nous avons accompli durant cette saison. Pour l'instant, ça fait mal», souffle la plus grande révélation de cette campagne, Mark Stone.

«Nous avons été battus par une très bonne équipe», a souligné l'entraîneur-chef recrue qui a rendu cette saison spéciale, Dave Cameron.

Il a sans doute raison.

Si c'est vrai, il pourra se dire que son équipe aura été dans le coup dans chaque match où elle s'est inclinée.

Dans cette série, les Sénateurs ont subi trois revers par un but. Hier, devant une autre salle comble au Centre Canadian Tire, le Tricolore s'est accroché à son avance d'un but pendant toute la soirée.

Max Pacioretty a inscrit le deuxième dans un filet désert alors qu'il restait moins d'une seconde à écouler.

Craig Anderson n'aurait peut-être pas quitté son filet à la faveur d'un sixième attaquant, n'eut été d'une bourde commise par un officiel.

En deuxième période, Chris Lee s'est empressé de siffler l'arrêt du jeu à la suite d'un tir au but de Mark Borowiecki, croyant que Price avait immobilisé la rondelle.

Mais Price n'avait pas conservé la rondelle. Elle était libre. Devant lui.

Jean-Gabriel Pageau, qui fonçait, a réussi à pousser la rondelle devant le filet en plongeant.

«Cette décision, je vais la prendre», a lancé Price, soulagé, après la partie.

Le gardien montréalais a réussi 43 arrêts pour signer ce jeu blanc. Il a été particulièrement solide en stoppant 14 rondelles dans les 20 dernières minutes de jeu.

«Nous avons un peu l'impression de nous avoir fait voler cette partie. Il ne servira à rien de s'apitoyer sur notre sort, maintenant. Ce qui est fait est fait», a résumé Erik Karlsson dans l'autre vestiaire.

«Nous savons tous que des fois, la chance est le facteur qui départage les bonnes des moins bonnes équipes durant un gros match de séries. Ce soir, cette décision des arbitres a fait, en partie, la chance du Canadien», a complété Cameron.

L'attaque massive des Sénateurs n'a pas trop aidé la cause de l'équipe durant ce match décisif.

Pendant une bonne partie de la soirée, il a semblé affligé par le mal qui a rongé le jeu de puissance du Canadien pendant une bonne partie de la série.

À leurs trois premières opportunités, hier, Karlsson et ses complices n'ont obtenu qu'un maigre tir au but. Il s'est débrouillé un peu mieux quand Jacob De La Rose a été chassé en toute fin de rencontre. C'était un peu trop tard.

Le but victorieux a été marqué par Brendan Gallagher au premier tiers. Certains ont cru qu'il a rabattu la rondelle au sol avec un bâton élevé avant de la pousser dans le filet d'Ottawa. «Je ne crois pas que ce soit le cas, a commenté Craig Anderson. C'était juste une belle pièce de jeu de sa part.»

Sstlaurent@ledroit.com

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