La marque d'un vrai

Jean-Gabriel Pageau n'a marqué aucun point contre le... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Jean-Gabriel Pageau n'a marqué aucun point contre le Canadien. Mais le caractère dont il a fait preuve retient l'attention.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Jean-Gabriel Pageau est capable d'accepter la défaite avec classe.

Il estime que l'arbitre Chris Lee a fait une gaffe quand il a refusé le but qui lui aurait permis de créer l'égalité dans le match d'hier soir.

«On m'a fait comprendre que Lee n'était pas bien placé sur la patinoire. Là où il était, il ne pouvait pas voir que Price ne contrôlait pas la rondelle. Ce sont des choses qui arrivent au hockey. Il n'y a plus rien à faire. Il est trop tard, maintenant», a-t-il dit à son retour au vestiaire.

Le Hullois n'a pas demandé d'explications aux officiels. «De toute façon, je n'ai pas encore atteint le statut qui me permet de leur demander de me rendre des comptes», dit-il, avec un petit sourire en coin.

Ce ne sera peut-être plus très long.

En 2013, dans la première série opposant les Sénateurs au Canadien, Pageau s'était placé sur la carte avec ses prouesses à l'attaque. Il avait inscrit cinq points en autant de rencontres.

Cette année, il a été blanchi en six rencontres. Il est quand même considéré, ce matin, comme un des attaquants les plus utiles aux Sénateurs face à Montréal.

Vendredi soir, un P.K. Subban irrité lui a fortement suggéré de cesser de se jeter devant ses lancers.

«Mes lancers seront de plus en plus puissants au fur et à mesure que la série avancera. S'il veut continuer à les bloquer, je lui souhaite bonne chance.»

Le Hullois lui a répondu par l'entremise des médias moins de 24 heures plus tard. «Je me fiche complètement que ses lancers soient plus forts. Je ne bougerai pas.»

Pageau a bloqué un dernier lancer de Subban, hier soir. Un autre de ses bâtons s'est fracassé sur la séquence.

«J'ai été obligé de commander plusieurs bâtons pour cette série», constate celui qui a dominé son équipe en séries avec 15 lancers bloqués. Il a également complété son parcours au deuxième rang de son équipe avec 27 mises en échec.

«La position du bâton fait une grosse différence quand tu te places pour bloquer un lancer. Je travaille sur cet aspect du jeu depuis plusieurs années. J'ai commencé dans les rangs juniors. Benoît Groulx utilisait des balles de tennis, si je me souviens bien, pour nous faire pratiquer.»

Ciao, Jean et Ida!

En 2013, Jean et Ida Pageau étaient aux premières loges pour assister aux grands débuts de leur fils Jean-Gabriel dans les séries de la coupe Stanley.

Jean était au Centre Canadian Tire, lors du match numéro trois durant lequel son fils avait réussi un tour du chapeau. Il était devenu très émotif quand le chant «Pageau, Pageau, Pageau» avait éclaté spontanément pour la première fois dans les gradins.

Ida avait alors une jambe dans le plâtre. Elle avait donc regardé les matches à la télévision. «C'est peut-être bien comme ça. Ma mère, c'est quelqu'un qui angoisse facilement», confie JG.

Cette fois, le fils doit se débrouiller tout seul.

Jean et Ida sont en voyage. «Ils ont booké leur voyage en Italie avant de savoir qu'on participerait aux séries.»

«Ils ont quand même trouvé un moyen de suivre nos séries. J'ignore comment ils s'y prennent, mais ils sont au rendez-vous. Mon père m'envoie des messages après chaque match.»

On présume que les nuits sont donc très courtes, ces jours-ci, en Italie. Avec le décalage horaire, le sixième match de la série a débuté aux environs de minuit, là-bas.

Les Sénateurs ont donc terminé leur saison un peu avant troisheures du matin.

sstlaurent@ledroit.com

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