Objectif contrat pour Erik Condra

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Condra prouve chaque soir depuis longtemps qu'il a sa place à Ottawa. Mais son statut de joueur autonome sans compensation pourrait lui nuire.

Patrick Woodbury, LeDroit

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(MONTRÉAL) Depuis le début des séries, on a l'impression qu'Erik Condra dispute chaque match comme s'il s'agit de son dernier dans l'uniforme des Sénateurs.

Il fait simplement face à la réalité.

Durant la saison morte, il y aura un gros ménage à Ottawa. Ce sera inévitable.

On compte présentement 27 joueurs au sein de la formation première de Bryan Murray. Il y a 16 attaquants, huit défenseurs et trois gardiens.

À la conclusion du prochain camp d'entraînement, dans cinq mois, il devra y en avoir quatre de moins.

Condra prouve chaque soir depuis longtemps qu'il a sa place à Ottawa. Son statut de joueur autonome sans compensation pourrait cependant lui nuire. S'il n'est pas capable d'échanger des joueurs de moindre valeur, Murray pourrait se résoudre à le laisser partir le 1er juillet.

Condra essaie de ne pas trop penser à tout cela.

Il sait que ses performances en séries l'aideront à se dénicher du boulot la saison prochaine. À Ottawa ou ailleurs.

«Les équipes de la LNH veulent des joueurs qui sont capables de se défoncer quand commencent les séries. Les équipes veulent des gagnants. Plus je connais de succès en séries, plus je gagne, meilleure sera ma valeur», a-t-il confié au Droit vendredi matin.

«Les joueurs qui font partie d'équipes gagnantes finissent souvent par être récompensés», a-t-il ajouté.

Condra, bien entendu, préférerait poursuivre sa carrière dans la capitale.

Les Sénateurs l'ont repêché alors qu'il avait 19 ans, en 2006. Ils lui ont laissé le temps de compléter ses quatre saisons chez les Fighting Irish de l'Université Notre Dame.

Dans une autre organisation, il n'aurait peut-être jamais eu la chance de se faire une niche en tant qu'attaquant de quatrième trio, spécialiste des infériorités numériques.

Dans le vestiaire, on peut facilement trouver des joueurs qui préféreraient que Condra reste.

«Ce serait super. J'ai vraiment appris à l'apprécier cette saison. Il a le logo des Sénateurs tatoué sur le coeur et je suis toujours très fier de me retrouver sur la patinoire en même temps que lui», résume Curtis Lazar.

«L'esprit d'équipe est fort à Ottawa en grande partie grâce à lui. Erik est un très bon coéquipier. Il n'est peut-être pas le joueur le plus élégant sur la patinoire, mais il sait comment aider l'équipe. Sans se prendre pour quelqu'un d'autre, il obtient des résultats», précise l'attaquant de 20 ans.

S'il doit offrir ses services aux autres équipes de la LNH cet été, Condra pourra toujours se targuer d'avoir contribué à museler l'attaque massive du Canadien pendant une bonne partie de la première ronde des séries.

Avant le match de vendredi, le Tricolore présentait le 15e et avant-dernier taux de réussite dans la LNH. Seuls les Islanders de New York étaient derrière eux. La bande à John Tavares était toujours à la recherche de son premier but du printemps à cinq contre quatre.

«Nos gars n'ont pas hésité à se placer dans des positions de vulnérabilité pour bloquer des lancers. Avec les joueurs de pointe du Canadien, il serait facile de se placer dans les corridors de passes et laisser notre gardien se charger des boulets de canon. Nos gars ont prouvé qu'ils n'ont pas peur», souligne Condra.

C'est particulièrement le cas de Jean-Gabriel Pageau, qui a été opposé à P.K. Subban depuis le début de la série.

«Je suis très fier de lui», complète le jeune vétéran.

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