Anderson pas fâché de sortir de l'ombre

L'entraîneur des Sénateurs Dave Cameron en a surpris... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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L'entraîneur des Sénateurs Dave Cameron en a surpris plus d'un en lançant Craig Anderson dans la mêlée mercredi. Le vétéran gardien n'a pas déçu.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Après avoir disputé deux matches consécutifs, Craig Anderson jure qu'il se sent parfaitement bien. Pas de problèmes avec sa main droite, pas de problèmes de confiance. Tout baigne.

« Je me sens comme un jeune homme de 25 ans », a-t-il lancé avec bonne humeur, jeudi midi.

Est-ce qu'il s'agit vraiment d'une bonne nouvelle pour les partisans des Sénateurs d'Ottawa ? À 25 ans, Anderson était le gardien de buts numéro un des Americans de Rochester, club école des Panthers de la Floride dans la Ligue américaine. Il n'était vraiment pas le gardien qu'on connaît aujourd'hui.

À bien y penser, Anderson ferait peut-être mieux de se sentir comme un jeune trentenaire.

Il était âgé de 31 ans, en 2013, lorsqu'il a volé la vedette à Carey Price durant la première ronde des séries.

Anderson avait alors gagné deux matches au Centre Bell.

Il devra de nouveau briller dans l'antre du Canadien de Montréal, vendredi soir, s'il compte prolonger un peu plus sa saison.

« Je me fiche complètement de la façon dont Craig se sent... À condition qu'il continue à jouer comme il a joué dans les deux dernières parties », lance un Dave Cameron plein d'aplomb.

Sa décision de retirer Andrew Hammond après deux parties n'a sans doute pas été la plus facile à prendre. Jusqu'à maintenant, elle s'avère payante.

Anderson a laissé passer deux rondelles en 129 minutes de jeu. Il a signé mercredi son troisième jeu blanc en carrière dans les séries de la coupe Stanley.

Le numéro 41 a précisé sa pensée un peu plus tard. À 25 ans, quand il essayait d'accéder à la LNH, il a retenu des leçons de vie importante.

La plus importante ? Celle de ne pas rater les opportunités que la vie vous offre.

« Les gardiens qui veulent évoluer dans la meilleure ligue au monde sont nombreux. Si vous n'êtes pas capables de faire le travail quand on vous accorde votre chance, on va vite s'efforcer de trouver quelqu'un d'autre qui sera capable de le faire à votre place. »

« Ça n'a pas nécessairement été facile pour moi durant ces séries. Au début du match numéro trois, je me battais un peu avec la rondelle. Je suis chanceux, ça ne nous a pas trop coûté cher. Les joueurs du Canadien n'ont pas réussi à profiter de mes bourdes pour marquer des buts. Avec le temps, j'ai fini par retrouver mes points de repère. Je me sens mieux », dit-il.

Chez le Canadien

Se sentira-t-il aussi bien devant plus de 21 000 partisans du club ennemi ?

Sur cette question, le vétéran gardien n'ose rien promettre. Bien des choses ont changé dans les deux dernières années.

« Les deux équipes ont changé. Les joueurs ont changé. La seule chose qui n'a pas changé, c'est le Centre Bell. »

Anderson reconnaît qu'une « énergie spéciale » se dégage de cet amphithéâtre lors d'un soir de matches en séries. « Ça se sent dès qu'on franchit les portes », dit-il.

Il avoue qu'il se sentait un peu envieux, la semaine dernière, quand les partisans montréalais scandaient le nom du Hamburglar à répétition.

« Quand les partisans du club adverse scandent votre nom, c'est signe que vous faites quelque chose correctement. »

Anderson comprend aussi les fans de scander le nom de Carey Price quand il fait de gros arrêts.

« Il a essayé de faire un dégagement sur son revers dans le dernier match. Je n'avais jamais vu un gardien faire cela auparavant. Ça vous dit à quel point il est confiant... »

« S'il n'est pas le meilleur gardien au monde en ce moment, il n'est pas loin du sommet. »

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