La peur de perdre

Les joueurs des Sénateurs doivent éviter à tout... (Patrick Woodbury, LeDroit)

Agrandir

Les joueurs des Sénateurs doivent éviter à tout prix les pénalités, dit l'entraîneur Dave Cameron.

Patrick Woodbury, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Il n'y avait qu'un sujet, ou presque, à l'ordre du jour lorsque Dave Cameron a pris la parole devant son équipe hier matin.

Pour l'entraîneur-chef, il est impératif de régler au plus vite les problèmes en deuxième période.

L'histoire se répète, soir après soir. Le match débute, les Sénateurs sont dans le coup.

Trois fois sur trois, jusqu'ici, ils sont rentrés au vestiaire avec une avance d'un but au premier entracte.

Au deuxième engagement, chaque fois, c'est la catastrophe.

Dans le match numéro un, au Centre Bell, le Canadien a marqué quatre buts.

Dans le match numéro deux, il en a inscrit deux.

Dans le match numéro trois, à Kanata, Craig Anderson a été capable de fermer la porte. Pour ce faire, il a été obligé de stopper 19 rondelles en 20 minutes. Pendant ce temps, ses coéquipiers n'ont pratiquement pas mis le pied en territoire adverse. Ils ont lancé seulement six fois vers le filet de Carey Price.

Il s'agit d'un gros, gros problème.

L'inexpérience pourrait avoir quelque chose à y voir.

Les jeunes Sénateurs, jouant avec la peur d'échapper l'avance chaudement acquise, pourraient avoir de la difficulté à négocier les changements dans le momentum. Dans une entrevue accordée à la station de radio TSN 1200, hier midi, Cameron a reconnu que ça pourrait faire partie de l'équation.

Discipline

En conférence de presse, un peu plus tôt, il a surtout parlé de discipline.

«Il faut éviter à tout prix le banc des pénalités. Ce fut ma première et plus importante directive», a-t-il affirmé.

Les Sénateurs ont pris deux pénalités mineures dans la deuxième période du match numéro deux. Ils en ont pris deux autres dans la deuxième période du match numéro trois.

Le jeu de puissance du Tricolore n'a pas été très dangereux depuis le début de la série, mais...

«Même si elle ne marque pas, une formation de talent va quand même profiter de ses quatre minutes de supériorité numérique pour s'emparer du momentum. C'est exactement ce qui s'est passé dans les deux dernières parties. Le Canadien a pris le contrôle du momentum durant la deuxième période», constate Cameron.

«Il ne faut pas chercher à se compliquer la vie inutilement. À cette période de l'année, le plan de match est assez facile à suivre. Tout ce que je demanderais à mes joueurs, c'est de se tenir loin du banc des pénalités. C'est le plus important.»

Le message du coach a été très bien reçu.

Cody Ceci, le cadet de la brigade défensive ottavienne, voulait parler de discipline lorsque les journalistes l'ont encerclé dans le vestiaire.

«Les pénalités nous ont causé des ennuis dans chaque partie depuis le début des séries. Elles ont eu un effet dégonflant pour notre formation. Le jeu de puissance de Montréal n'a peut-être pas marqué souvent, mais ses piliers ont profité de chaque opportunité pour bombarder notre filet de lancers. La discipline sera la clé à compter de maintenant. Elle va nous permettre de continuer à jouer avec intensité au retour du premier entracte. À cinq contre cinq, nous serons moins portés à jouer de façon nerveuse», résume celui qui présente un différentiel de moins trois après trois rencontres.

«Nous savons maintenant que le Canadien ne lâchera pas le morceau si nous réussissons à prendre les devants en début de rencontre. C'est ça, le hockey de séries», dit pour sa part le plus jeune attaquant des Sénateurs, Curtis Lazar.

Sstlaurent@ledroit.com

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer