«C'est extrêmement frustrant» - Bobby Ryan

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Bobby Ryan n'a encore récolté aucun point en série.

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La production des joueurs de soutien a probablement fait la différence, jusqu'à maintenant, dans la série Ottawa-Montréal. Les gros buts marqués par Dale Weise, Torrey Mitchell et Brian Flynn ont poussé les Sénateurs au bord de l'élimination.

Dans le match sans lendemain qui sera présenté mercredi soir, au Centre Canadian Tire, Bobby Ryan ne s'attendra pas à ce que ses coéquipiers des troisième et quatrième trios assurent la réplique.

Ryan sait qu'il est considéré comme l'attaquant numéro un de son équipe.

Il voit aussi tous ces zéros qui suivent son nom dans les documents de statistiques. Sa léthargie de la fin de la saison régulière s'est transportée dans les séries éliminatoires. Il est toujours à la recherche de son premier point face au Canadien.

« C'est extrêmement frustrant », a-t-il déclaré, mardi.

À Montréal, la semaine dernière, l'ailier américain de 28 ans parlait de l'importance de garder le moral durant les léthargies.

Mardi, il a reconnu que de conserver un sourire n'est pas facile quand on passe son temps à chercher des solutions.

« Mentalement, je suis exténué, confie-t-il. Je crois que j'ai regardé les trois premiers matches de la série quatre ou cinq fois chacun sur vidéo. Je suis constamment à la recherche d'ouvertures sur la patinoire. Il doit forcément y avoir un trou, ici et là, dans le jeu de nos adversaires. Il doit forcément y avoir des endroits où je peux me faufiler... »

Ryan jure qu'il n'a pas de problèmes de santé.

Des rumeurs ont circulé à son sujet dans les derniers jours. On dit qu'il aurait des problèmes abdominaux. Rien d'aussi grave que la hernie sportive qui l'a poussé à subir une intervention chirurgicale le printemps dernier. Ce nouveau pépin serait juste assez grave pour l'indisposer dans certaines phases du jeu.

Le joueur nie tout.

Il ne peut cependant pas nier le fait que sa confiance est sérieusement ébranlée.

« Nos entraîneurs ont été vraiment bons avec moi, dit-il. Tous reconnaissent que les opportunités de marquer sont bien réelles. La rondelle ne roule simplement pas pour moi », dit celui qui a décoché six lancers vers Carey Price dans les trois premières parties.

« Le gros problème, c'est qu'il ne me reste plus beaucoup de temps pour retrouver ma touche magique. J'espère que les choses vont changer pour moi dans la prochaine partie », complète-t-il.

Un problème d'équipe

Dave Cameron s'est une fois de plus montré très généreux envers sa star en panne, mardi.

« Le reste de notre équipe n'est pas particulièrement efficace à l'attaque non plus », a-t-il souligné, dans une lancée où il s'est permis de rendre hommage aux défenseurs du Tricolore.

« Je n'irais pas jusqu'à dire que Bobby est ébranlé par cette léthargie offensive, mais il est évident que sa confiance n'est pas au maximum en ce moment. »

Cameron ne veut pas ajouter de pression inutilement sur son joueur fragile.

Durant sa conférence de presse, hier, il a dit que les Sénateurs « ne comptent pas un seul vrai marqueur naturel dans leur formation ».

Pourtant, quand Bryan Murray a fait l'acquisition de Ryan, il était fier d'affirmer qu'il mettait la main sur un marqueur de 30 buts. « Un gars qui est capable d'atteindre un autre niveau », avait-il même stipulé.

« La pression est forte, reconnaît Ryan. Je suis quand même capable d'en prendre. La pression que je me mets moi-même sur les épaules est toujours la plus importante. »

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