Penser moins, lancer plus

Les Sénateurs se sont compliqués la vie, croit... (Associated Press)

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Les Sénateurs se sont compliqués la vie, croit Clarke MacArthur.

Associated Press

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Clarke MacArthur souscrit pleinement à la théorie. Les Sénateurs n'ont pas marqué beaucoup de buts dans les trois dernières parties parce qu'ils se sont inutilement compliqués la vie en zone d'attaque.

«Ouais... Il faudrait trouver une façon d'attaquer plus directement le filet», a-t-il reconnu hier midi.

«C'est simple. Le Canadien mise sur un gardien de buts de calibre mondial. Pour battre un gardien de la trempe de Carey Price, on sait qu'il faut créer de la circulation dans l'enclave. Il faut être plus affamés devant son filet. Il faut essayer d'ériger un mur devant lui.»

Ça, c'est la base. Lancer, tout simplement, pourrait aussi aider. Dans le match numéro trois, on sent que les Sénateurs ont raté quelques belles opportunités en s'accrochant à la rondelle longtemps, très longtemps... Jusqu'à ce qu'il n'y ait plus rien à faire avec.

«Lancer, ce n'est jamais une mauvaise chose. Nous en avons justement discuté durant le deuxième entracte, dimanche. Le même message a été répété entre la troisième période et la prolongation...»

MacArthur a été un des quatre attaquants des Sénateurs à déjouer Price depuis le début de la série Montréal-Ottawa.

Il a été le seul à le faire deux fois. Son rendement cause une belle surprise. Ses détracteurs nous avaient bien dit de ne pas trop nous attendre à de grandes choses de sa part dans le tournoi printanier.

Lorsqu'il a été mis sous contrat, en juillet 2013, un homme de hockey qui l'avait suivi de près durant ses années chez les Sabres de Buffalo avait soulevé un drapeau rouge. «Clarke possède de très belles habiletés, mais il a tendance à s'effacer quand le jeu devient un peu plus rude.»

Personne ne saura jamais pourquoi l'entraîneur-chef des Maple Leafs de Toronto, Randy Carlyle, a placé MacArthur sur la voie de garage durant les séries éliminatoires de 2013.

Généralement, quand un joueur offensif se retrouve à l'écart durant les séries, c'est que ses patrons ne sont pas entièrement satisfaits de son engagement.

MacArthur figure présentement au quatrième rang pour les mises en échec dans le camp des Sénateurs. Seuls les joueurs d'énergie Curtis Lazar, Mark Borowiecki et Jean-Gabriel Pageau ont davantage «brassé du Canayen» que lui dans les trois dernières rencontres.

«Je me sens bien. Le hockey des séries, c'est une longue bataille. Tu te fais brasser davantage, donc, tu as automatiquement le goût de compléter davantage de mises en échec. J'adore ce genre de hockey», assure le jeune vétéran.

Trop de pénalités?

Un truc commence sérieusement à chatouiller le joueur poli et réservé qu'est Clarke MacArthur. Les Sénateurs ont écopé de 18 pénalités mineures depuis le début de la série. Le Canadien, lui, a été puni à seulement 10 reprises.

L'entraîneur-chef Dave Cameron a beau dire que «les décisions des officiels n'ont pas causé la perte de son équipe jusqu'ici», certains joueurs se questionnent.

«Toutes ces supériorités numériques leur ont permis de gagner beaucoup de momentum depuis le début de la série», estime-t-il.À la longue, ça pourrait altérer notre façon de jouer. Il est difficile de maintenir notre agressivité quand nous jouons avec la peur de nous retrouver au banc des pénalités...»

sstlaurent@ledroit.com

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