Les Sénateurs ne se découragent pas

Les Sénateurs croient en leur chance de remonter... (Patrick Woodbury)

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Les Sénateurs croient en leur chance de remonter la pente face au Canadien et rappellent qu'ils ont marqué le premier but dans les trois premiers matches de la série.

Patrick Woodbury

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Les Sénateurs d'Ottawa font officiellement face à l'élimination.

Le moral des troupes? Dur à sonder. Au lendemain du troisième revers consécutif contre le Canadien de Montréal, Dave Cameron a donné congé d'entraînement à ses joueurs.

Seulement quatre membres du noyau ont été sélectionnés pour affronter la presse, lundi, en milieu de journée.

Quand il s'est présenté pour tenir sa conférence de presse quotidienne obligatoire, l'entraîneur-chef n'avait pas encore pris le temps de s'adresser au reste du groupe.

«J'imagine que le moral des joueurs doit se refléter dans la météo du jour. Ça doit être triste et gris», a-t-il craché.

«Nous allons quand même survivre...»

Justement, puisqu'il est question de survie, la météo ne devrait pas trop s'améliorer dans les prochains jours. Météo Média prévoit du temps froid et de la pluie dans la région de la capitale jusqu'à vendredi.

Les Sénateurs pourront-ils prolonger leur printemps s'ils continuent de broyer du noir?

«J'espère que notre tempérament ne changera pas trop. Un peu de colère, ça pourrait nous aider», répond Cameron.

L'entraîneur nous prouve décidément chaque jour qu'il est doté d'un fin sens de la répartie.

Dans les prochains jours, il y a de fortes chances que certains joueurs se mettent à chercher des éclaircies.

Ils ont commencé à le faire dimanche soir, après le revers de 2-1 en prolongation qui a donné au Tricolore le plein contrôle de la série.

«Nous avons gagné 21 de nos 27 dernières parties en saison régulière pour gagner notre ticket d'entrée pour les séries éliminatoires. Trois victoires consécutives en séries, c'est à notre portée», a maintenu Mark Borowiecki.

Erik Condra, de son côté, a cité la première ronde des séries de la coupe Calder de 2011.

Cette année-là, les Senators de Binghamton avaient comblé un déficit de 1-3. Ils avaient signé trois victoires consécutives en prolongation pour éliminer les Monarchs de Manchester. Six semaines plus tard, ils remportaient le championnat.

«Je ne vois pas pourquoi nous ne serions pas capables de faire quelque chose du genre une fois de plus cette année», a maintenu Erik Condra.

Les quatre «porte-parole» désignés lundi, Craig Anderson, Clarke MacArthur, Marc Méthot et Mark Stone, ont plus ou moins lancé des phrases qui allaient dans le même sens.

Un match à la fois

Lorsque les Sénateurs reprendront l'entraînement, ce matin au Sensplex de Kanata, ils seront confrontés à un discours différent.

Cameron ne veut pas que ses joueurs se donnent l'objectif d'éliminer le Canadien.

«Je me fiche bien des équipes qui ont réussi à combler un déficit de 0-3 dans l'histoire du hockey. Je ne veux même pas entendre leurs histoires. Moi, tout ce qui m'intéresse, c'est de remporter le prochain match», déclare-t-il.

«Il y a un vieux proverbe chinois que j'aime bien. Il dit que personne ne peut franchir un millier de miles sans d'abord effectuer un premier pas vers l'avant. Ce proverbe incarne parfaitement l'esprit qui nous a guidés vers la fin de la saison régulière. Ça ne va pas changer maintenant.»

«Nous allons y aller un match à la fois. Il n'y aura de pas miracles. Nous n'attendons certainement pas le signe divin qui viendra nous réveiller.»

«Avant le début de chaque série, je demande à mes joueurs de se préparer à disputer sept longues parties. Nous ne sommes pas loin du succès. Nous avons perdu trois matches par un but», rappelle-t-il.

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