Cowen a le moral dans les talons

Jared Cowen.... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Jared Cowen.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Dave Cameron a procédé à un changement de gardien et il a modifié légèrement son attaque. Il n'a toutefois pas encore touché à sa brigade défensive.

De toute façon, son premier réserviste à la ligne bleue, Jared Cowen, n'a pas l'air très pressé d'entrer dans la série.

«Si je brûle d'envie de jouer? Je dirais que c'est 50-50», a-t-il déclaré lorsqu'une petite poignée de reporters l'ont abordé dans le vestiaire, hier matin.

«Je n'ai pas joué depuis des lunes... Il n'est pas facile de reprendre sa place dans la formation au beau milieu des séries.»

Son attitude était donc passablement différente de celle de son voisin d'en face. Chris Neil se fichait bien de ne pas avoir joué un seul match dans les deux derniers mois. Quand un entraîneur lui a fait savoir qu'il remplacerait Alex Chiasson, il était heureux comme un enfant dans une confiserie.

Cowen a précisé sa pensée un peu plus tard. Il aimerait jouer au hockey, mais il essaie de ne pas trop se créer d'attentes. Il ne veut pas vivre trop de déceptions.

«Parfois, l'indifférence est la meilleure attitude qu'un homme peut adopter. Il est de mon devoir d'être prêt si on a besoin de moi. Les séries, ça m'intéresse. Je veux jouer au hockey. Mais je ne peux pas vivre tous les jours dans l'attente. Ça va me brûler. Ça va me rendre fou», explique-t-il.

«Je veux jouer au hockey mais je ne crois pas que ça va m'arriver bientôt.»

À 24 ans, presque six ans après avoir été le choix de première ronde des Sénateurs, Cowen ne devrait pas se retrouver sur la galerie de la presse au beau milieu du mois d'avril.

Les attentes à son égard étaient énormes en début de saison. Il a commandé le troisième salaire le plus élevé de la brigade défensive ottavienne cette saison. Seuls Marc Méthot et Erik Karlsson ont gagné plus d'argent que lui.

Les entraîneurs lui ont accordé toutes les chances de trouver sa place dans le top 4.

Une blessure, seul espoir

Les choses ont déraillé pour lui au mauvais moment. À la fin du mois de février, il a écopé d'une suspension de trois parties.

Les Sénateurs s'envolaient alors vers la Californie. C'est là qu'ils ont relancé leur saison. Alors qu'il s'apprêtait à reprendre sa place dans la formation, Cowen a été ralenti par un virus.

Depuis, il mange son pain noir. «J'ai l'impression d'être là, mais pas complètement là», dit le géant qui a participé à seulement cinq des 28 dernières parties de son équipe.

Il faudrait probablement qu'un de ses coéquipiers subisse une blessure pour qu'il obtienne sa chance de participer à la série Ottawa-Montréal.

«Des blessures, ça peut arriver. Je ne suis cependant pas naïf. Je joue au hockey depuis quand même assez longtemps. Je sais comment les choses se passent durant les séries. Les gars vont continuer à jouer même s'ils sont blessés.»

Décidément, il a le moral très bas.

Cowen doit forcément commencer à se poser des questions à plus long terme. Il reste deux années à son contrat et son salaire annuel sera en hausse jusqu'en 2017.

Comment pourra-t-il s'y prendre pour convaincre Cameron qu'il peut toujours cadrer dans les plans organisationnels?

«Bonne question. Je ne connais pas la réponse», dit-il, abattu.

«J'espère que je pourrai obtenir une autre opportunité si je joue mieux.»

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