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Justin Moitinho était bien déçu de la défaite... (Martin Roy, LeDroit)

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Justin Moitinho était bien déçu de la défaite des Sénateurs, hier soir, mais les séries éliminatoires réjouissent bien des commerçants.

Martin Roy, LeDroit

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En lançant le Mile des Sens le week-end dernier, le maire d'Ottawa, Jim Watson, mentionnait que l'hiver avait été long et difficile pour les commerces de la rue Elgin. Difficile de le contredire. De nombreuses entreprises dans la région de la capitale nationale comptent sur les séries éliminatoires de la Ligue nationale de hockey pour lancer la saison des terrasses sur une bonne note.

«Absolument, l'hiver a été difficile», affirme Patrick Cheang, copropriétaire du Maxwell's, sur la rue Elgin.

M. Chang ne le cache pas, il souhaite un long parcours pour les Sénateurs d'Ottawa. Même discours à quelques kilomètres de là, au Heart & Crown, dans le marché By. Le directeur général adjoint de l'établissement, Mike Mackenzie, se réjouit de l'affluence lors des soirs de match.

«Ça aide beaucoup, surtout les matches qui se déroulent un dimanche soir, par exemple. On a une clientèle qu'on n'aurait pas normalement.»

De l'autre côté de la rivière, on observe un phénomène semblable, du moins, si on se fie au copropriétaire du Boston Pizza du Plateau, Robert Lemieux. La différence pour les commerces gatinois, c'est que peu importe qui l'emportera entre les Sénateurs et le Canadien, les bonnes affaires vont se poursuivre en deuxième ronde.

«C'est pas mal égal dans notre clientèle, peut-être un peu plus de fans du Canadien», explique M. Lemieux.

Selon le copropriétaire de l'établissement gatinois, c'est du dimanche au mercredi où l'impact des séries se fait le plus ressentir.

«C'est des soirs où notre bar est généralement tranquille. On augmente peut-être notre chiffre d'affaires de 25%. Les gens restent plus longtemps et prennent plus de consommations. Ça donne une hausse de 15 à 20% au bout du mois lorsque ça dure pendant deux rondes.»

L'effet Hamburglar

Le copropriétaire du Maxwell's, Jack Bisson, se souvient très bien des séries 2007, lorsque les Sénateurs d'Ottawa avaient atteint la finale de la coupe Stanley. À l'époque, il était gérant au Woody's, également sur la rue Elgin.

Selon M. Bisson, les partisans sont de la partie beaucoup plus tôt cette année. Il estime que la remontée historique dans le classement de l'Est en fin de saison a rallié les fans très tôt.

«En 2007, les fans étaient embarqués vers la fin de la deuxième ronde.»

Le fait d'affronter des rivaux comme le Canadien de Montréal est également un facteur qui joue en la faveur des commerçants. Dans les restaurants et les bars d'Ottawa, les couleurs de l'équipe adverse sont beaucoup plus présentes qu'à l'habitude, ce qui crée une ambiance inhabituelle pour cette période de l'année.

«C'est intéressant. Évidemment, tu veux que tout le monde partage le même avis et célèbre ensemble. En même temps, quelqu'un doit gagner et quelqu'un doit perdre», soutient M. Mackenzie.

«Quand je suis dans la cuisine et que j'entends les gens crier, je dois sortir pour voir qui a marqué», lance Jack Bisson.

Cette réalité a forcé la direction du Boston Pizza du Plateau à demander une exception à la direction de la chaîne de restaurants, explique M. Lemieux. «Boston Pizza est associé au Canadien de Montréal, P.K. Subban est un porte-parole. On a appelé à Montréal pour leur expliquer notre réalité, près de la frontière. Ils sont à l'aise avec ça. On a décidé d'être neutre.»

jpaquette@ledroit.com

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