Stone risque de souffrir, dit Ryan

Bobby Ryan est bien placé pour guider son... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Bobby Ryan est bien placé pour guider son coéquipier Stone. Il a subi des injections pour «geler» l'auriculaire de sa main droite avant chaque match pendant près de trois mois, cette saison.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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(MONTRÉAL) Quand Mark Stone a eu besoin de conseils médicaux, il s'est adressé à Bobby Ryan.

Le jeune vétéran des Sénateurs est bien placé pour guider son coéquipier. Il a subi des injections pour «geler» l'auriculaire de sa main droite avant chaque match pendant près de trois mois, cette saison.

«Mark avait bien des questions à me poser. J'ai essayé de lui offrir les meilleures réponses que je pouvais. Dans mon cas, c'était un peu différent. Il n'était pas trop difficile d'isoler un de mes 10 doigts. Ça risque d'être un peu plus compliqué dans son cas», concède Ryan.

L'Américain s'est montré très honnête. Le joueur de hockey qui décide de subir une anesthésie locale pour jouer doit composer avec les conséquences.

«J'ai tourné autour du pot un peu. Je ne voulais pas lui dire à quel point ça peut être douloureux, vers deux heures du matin, quand les effets des piqûres se dissipent...»

L'automne dernier, Ryan avait utilisé le mot «atroce» pour décrire ses nuits. «Je ne souhaiterais pas cette douleur à mon pire ennemi», avait-il même confié.

De manière égoïste, le numéro 6 souhaite un retour au jeu rapide du numéro 61.

«Dans les deux derniers mois de la saison régulière, il a été un des cinq meilleurs joueurs de toute la ligue», dit-il, faisant écho aux propos de son entraîneur Dave Cameron.

Quand Stone s'absente, la pression devient automatiquement plus forte pour Ryan.

La pression qui provient de l'extérieur, ces jours-ci, Ryan pourrait bien vivre sans. On vous rappelle qu'il a marqué un seul but dans les 20 dernières parties de la saison régulière.

D'abord, Ryan veut faire taire les rumeurs naissantes selon lesquelles il serait blessé à l'abdomen. «Je n'ai aucun problème de santé. Aucun», a-t-il craché durant l'entrevue qui se déroulait en fin d'avant-midi, vendredi.

«Pour ce qui est de la léthargie, je ne sais pas de quoi vous parlez. En ce qui me concerne, je suis dans une séquence d'une partie sans but. C'est une toute nouvelle saison», a-t-il plaidé sur un ton léger. Il est quand même capable d'en rire.

«J'ai essayé de garder une attitude positive pendant les premiers moments de ma léthargie. Ça ne m'a pas aidé. Par la suite, je me suis laissé aller dans l'autre sens. J'ai été négatif. Je veux bien essayer quelque chose de nouveau maintenant. Peu importe qu'on joue bien ou qu'on joue mal, les séries, c'est la plus belle partie du calendrier. J'essaie de me concentrer sur le plaisir de me retrouver quotidiennement à l'aréna à cette période de l'année.»

Ryan sait qu'il peut connaître du succès au hockey de printemps. Il a marqué 10 buts en 26 matches éliminatoires, à l'époque où il portait les couleurs des Ducks d'Anaheim.

Il est capable de s'appuyer sur des réussites encore plus récentes. Stone a terminé la saison en force, avec une récolte de 46 points dans les 43 dernières parties de la saison régulière.

Avant de sombrer dans sa léthargie, Ryan a connu une séquence du genre. Entre le 6 décembre et le 6 mars, il a inscrit 36 points en 37 rencontres.

«Tout est psychologique. Je dois me débarrasser de ces pensées négatives», dit-il.

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