Le retour du pitbull Neil

Chris Neil sera-t-il tenté de venger Mark Stone... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Chris Neil sera-t-il tenté de venger Mark Stone s'il réintègre l'alignement des Sénateurs vendredi soir?

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Les Sénateurs ont beau jurer qu'ils ne chercheront pas à venger Mark Stone... Pour le remplacer dans la formation débutante, ils risquent quand même de faire appel à un joueur qui a passé 2294 minutes au banc des pénalités depuis le début de sa carrière.

Parmi les joueurs qui sont toujours actifs dans la LNH, personne n'a été plus puni que Chris Neil.

Bryan Murray défend cette décision de son entraîneur. «Chris est le dernier ailier droit qu'il nous reste. On pourrait bien rappeler Buddy Robinson, mais il n'a encore jamais disputé un seul match dans la LNH. Il a de gros matches à disputer à Binghamton ce week-end. Il est préférable de le laisser là-bas», lance-t-il avec ironie.

Robinson, soit dit en passant, n'atteindra probablement pas le plateau des 15 buts marqués dans la Ligue américaine cette saison. On a du mal à concevoir qu'il pourrait jouer un grand rôle dans les séries de la coupe Stanley.

Marc Méthot essaie de nous faire croire que son bon ami Neiler peut encore jouer différents rôles sur la patinoire. «Il peut encore contribuer à l'attaque», assure-t-il.

Il finit quand même par se rendre à l'évidence. «Neiler, c'est un pitbull. Nous savons tous ce qu'il peut nous donner.»

Lorsqu'il s'est présenté devant les journalistes, hier après-midi, Neil ne savait pas encore si on fera appel à ses services dans le match numéro deux de la série contre le Canadien. «Je me prépare chaque jour comme si je devais participer au prochain match. Un de ces jours, on aura bien besoin de moi...»

Dossier clos

Si on fait appel à lui, il promet de ne pas consacrer trop d'efforts à pourchasser le plus jeune - et plus rapide - P.K. Subban.

«Je n'ai pas aimé ce que j'ai vu de lui dans notre dernier match», a-t-il quand même pris le temps de souligner.

«Il ne faut quand même pas oublier que notre objectif premier sera de le gagner ce match numéro deux. Les arbitres ont pris la bonne décision mercredi sur la patinoire. Les responsables de la discipline ont revu l'incident. Ils ont fermé ce dossier.»

«Si jamais un de nos joueurs le croise sur la patinoire et qu'il a la tête basse, il ne faudra pas se gêner. Il ne faudra pas se retenir, non plus. Il faudra compléter une bonne mise en échec. Ce sera la meilleure façon de le faire payer.»

S'il remplace Stone, Neil aura sa propre bagarre à livrer. Une bagarre personnelle, déterminante pour la suite de sa carrière.

L'homme fort de 35 ans n'a pas joué depuis le 14 février dernier. Sa blessure au pouce de la main gauche l'a contraint à rater les 28 dernières parties de la saison régulière.

En fait, il aurait pu revenir au jeu au début du mois d'avril, mais son entraîneur Dave Cameron était incapable de lui trouver une place dans la formation.

Encore hier, il exprimait des réserves. «Je suis préoccupé parce qu'il n'a pas joué depuis longtemps. Effectuer un retour au jeu après tout ce temps, c'est comme sauter sur un tapis roulant qui roule à 10 miles à l'heure...»

Neil désire ardemment conclure sa carrière dans l'uniforme des Sénateurs. Tôt ou tard, il devra prouver qu'il est encore capable de suivre le rythme imposé par les jeunes loups de l'organisation.

«À court terme, il ne peut pas nous nuire, assure Méthot. Sa seule présence sur le banc devrait, au strict minimum, faire baisser le nombre de coups salauds.»

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