Murray ne décolère pas

Le directeur général des Sénateurs d'Ottawa, Bryan Murray.... (Photo Sean Kilpatrick, Archives PC)

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Le directeur général des Sénateurs d'Ottawa, Bryan Murray.

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(Montréal) Mark Stone ne participera probablement pas au deuxième match des séries éliminatoires, vendredi soir, au Centre Bell. Il a subi une micro-fracture du poignet droit.

P.K. Subban, en revanche, sera de la partie. Le préfet de discipline de la Ligue nationale de hockey, Stéphane Quintal, a jugé que le défenseur du Canadien de Montréal ne méritait pas d'être suspendu pour son coup de hache de mercredi soir.

Dans l'organisation des Sénateurs d'Ottawa, tout le monde semble à l'aise avec la situation.

Sauf, peut-être, Bryan Murray.

De son propre chef, jeudi midi, le directeur général a décidé de s'installer dans la salle des conférences de presse du Centre Bell. L'estrade où il s'est installé pour cracher son venin est généralement réservée aux entraîneurs.

Au moins, il n'a pas déçu.

«Ce qui me dérange, dans toute cette histoire, c'est que Subban a prémédité son geste. Il a dit à Stone que ça s'en venait. Il a essayé à deux reprises de lui donner des coups de bâton avant la mise en jeu. Il a atteint sa cible une fois. Ensuite, il s'y est pris à deux mains pour mieux réussir son coup devant le filet.»

Des menaces?

«Je ne veux pas répéter la phrase qui a été utilisée sur la glace. Vous savez, de nos jours, les joueurs portent des micros. Il y a quatre officiels sur la patinoire. Je suis convaincu que certaines personnes ont entendu», assure Murray.

Le diagnostic de micro-fracture est tombé en fin d'avant-midi, jeudi. Quelques heures plus tôt, Stone aurait été aperçu dans une clinique de radiologie de Montréal en début de journée.

Les Sénateurs ne veulent pas confirmer qu'il ratera le match de ce soir.

«Il est prêt à se faire piquer. Il fera tout en son possible pour jouer. Le problème, c'est qu'à l'heure actuelle, il ne peut pas vraiment bouger son poignet», annonce Murray.

Comble d'insulte

L'homme de Shawville avait une autre raison de rager, jeudi. Stéphane Quintal aurait informé le journaliste du réseau ESPN Pierre LeBrun que Subban ne serait pas suspendu avant même de rendre son verdict aux Sénateurs.

Mais ça, c'est une autre histoire.

Une absence prolongée de Stone pourrait hypothéquer les chances des Sénateurs dans leur série contre le Canadien.

La recrue native de Winnipeg était clairement l'attaquant numéro un de son équipe. Il avait inscrit 13 points dans les neuf dernières parties de la saison régulière.

«Il a été le meilleur joueur de toute la LNH au cours des deux derniers mois», a même lancé Dave Cameron lorsqu'il a pris la relève de son patron dans la salle des conférences de presse.

«En tout cas, il n'avait rien à envier à tous les joueurs que nous avons affrontés durant cette période», s'est-il repris.

Mardi, l'entraîneur-chef des Sénateurs a jeté beaucoup d'huile sur le feu avec des menaces à peine voilées.

Il avait laissé entendre que les talentueux joueurs du Tricolore pourraient être ciblés à leur tour, si une pénalité majeure était la seule sanction imposée...

Les responsables de la discipline de la LNH auraient facilement pu lui imposer une amende salée pour cette seule déclaration. Ils ont choisi de ne pas le faire.

Cameron a depuis complètement changé son discours.

«Nous allons prêcher la discipline, le contrôle de nos émotions. Le plus important, c'est de gagner le prochain match», dit-il.

«Je serais déçu de perdre cette série parce que nous avons passé notre temps à courir après un seul joueur...»

Chiasson à la place de Stone

En l'absence de Mark Stone, jeudi matin, Alex Chiasson portait un chandail rouge à l'entraînement.

Le Québécois n'a pas besoin qu'on lui fasse un dessin. À Ottawa, les chandails rouges sont réservés aux attaquants des deux premiers trios.

Si jamais Stone ne peut pas jouer, il aura des responsabilités accrues dans le match numéro deux.

«Il sera capable. Il a déjà été appelé à jouer ce rôle plus tôt cette saison», rappelle Dave Cameron.

Il a obtenu des résultats plus ou moins concluants.

En début de saison, Chiasson était tout feu, tout flamme. Il avait amassé 11 points à ses 15 premières parties. On le croyait alors destiné à connaître sa première saison de 20 buts dans la LNH.

Il a sombré dans une léthargie. Très longue léthargie. Il a fini par en perdre sa place dans le top-6 de Cameron. Il a complété 2014-15 avec deux buts et neuf points de moins qu'en 2013-14.

«Je pense que j'ai eu des hauts des bas. J'ai manqué de constance, révèle le joueur de 24 ans. Mais tout ça est derrière moi maintenant. Nous sommes en séries éliminatoires maintenant. Tout ce que je peux faire, c'est me contrôler sur mon rôle.»

«Peu importe où je jouerai, je devrai trouver une façon d'aider l'équipe.»

Selon les trios que Cameron a formés hier, Chiasson pourrait jouer avec Mika Zibanejad et Bobby Ryan.

Milan Michalek remplacera Stone auprès de Clarke MacArthur et Kyle Turris.

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