Au chevet de Reeds avec MacLean

Paul MacLean... (Photo Patrick Woodbury, archives Le Droit)

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Paul MacLean

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Sans Paul MacLean, Mark Reeds n'aurait peut-être jamais travaillé à Ottawa.

En 2011, quand il a hérité du poste d'entraîneur-chef chez les Sénateurs, MacLean devait embaucher une équipe quasi-complète d'adjoints. Son premier réflexe a été de tendre une perche à un vieil ami.

Reeds et lui avaient appris à se connaître au milieu des années 1990. Ils faisaient alors leurs premières armes dans le coaching, côte à côte, avec le club école des Blues de Saint-Louis dans la défunte Ligue internationale.

«En fait, je l'avais rencontré bien plus tôt. Au début des années 1980, nous étions tous les deux joueurs dans l'organisation des Blues», rappelle MacLean, au bout du fil.

«Je lui ai offert un poste parce qu'il était un grand travailleur, un grand enseignant, un homme qui avait une véritable passion pour le hockey. Il était surtout doté d'un grand sens de l'humour. Il était capable de rire des situations cocasses de la vie. Il était aussi capable de rire de ses propres défauts.»

«Il a toujours trouvé des façons de faire gagner les équipes auxquelles il était associé, même s'il refusait souvent les compliments qu'on lui adressait.»

MacLean a passé une bonne partie de la soirée de lundi à veiller sur son vieil ami.

Reeds a effectivement connu du succès, presque partout où il est passé, avant de se joindre aux Sénateurs.

Contre Cameron

En 2010-2011, avant de revenir dans la LNH à Ottawa, il a remporté un dernier championnat. Il dirigeait alors l'Attack d'Owen Sound dans la LHOntario.

Un championnat qu'il a planifié pendant quatre années.

«Nous avons fait nos débuts avec l'Attack en même temps. J'étais le nouveau directeur général, il était le nouvel entraîneur. À plusieurs occasions, dans les mois qui ont suivi nos débuts, il m'a répété que nous allions remporter ce championnat. Il était convaincu que ça se produirait. Il suffisait de prendre le temps de bien préparer notre coup. Nous avons réussi. Il a réussi», raconte un autre ami qui porte le deuil, Dale DeGray.

M. DeGray gardera également le souvenir d'un homme discret, qui pouvait déstabiliser tout le monde avec son grand sens de l'humour.

«Quand Mark prenait la parole, tout le monde l'écoutait. Ceux qui n'avaient pas la chance de bien l'entendre dès le départ s'empressaient de s'approcher parce qu'ils voulaient s'assurer de ne rien manquer», ajoute-t-il.

L'homme qui travaille toujours à Owen Sound a passé la matinée d'hier au téléphone. «J'essaie de contacter certains joueurs qui seront particulièrement attristés par sa mort. J'en connais quelques-uns qui seront inconsolables.»

Dans la finale de la LHOntario de 2011, l'Attack de Mark Reeds a défait les Majors de Mississauga/St. Michael's. Cette formation était dirigée par un certain Dave Cameron.

«Mark était un génie du hockey. Avec lui, tout était clairement détaillé. Notre série s'est rendue à la limite, nous avons joué sept parties. Au moins trois de ces parties ont été remportées en prolongation. Chaque soir, il fallait s'attendre à ce que l'équipe de Mark soit excessivement bien préparée. Son équipe était vraiment bien dirigée.»

«Il avait le don de remarquer certaines choses dans un match. L'amateur moyen regarderait le même match 10 fois qu'il manquerait encore certains détails que Mark remarquait du premier coup.

«Il était un perfectionniste et il aimait la game.»

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