Très à l'aise contre le Canadien

Il n'a que 22 ans, mais Jean-Gabriel Pageau... (Photo Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Il n'a que 22 ans, mais Jean-Gabriel Pageau est l'expert chez les Sénateurs quand il s'agit de faire mal au Canadien.

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Quand Jean-Gabriel Pageau joue un gros match contre le Canadien, ses coéquipiers font comme si de rien n'était.

«Depuis le temps, ça ne nous surprend plus. On fait juste en rire. Pageau qui joue contre Montréal. C'est évident qu'il va se passer quelque chose.»

On sent un peu d'admiration dans ce commentaire du partenaire de jeu de Pageau durant les infériorités numériques, Erik Condra.

On sent encore plus d'admiration quand le vétéran Clarke MacArthur parle de son jeune coéquipier gatinois. «Il adore jouer contre eux. Je ne sais pas trop pourquoi. Ce que je sais, c'est que nous devrions tous essayer de nous inspirer de lui dans la prochaine série. Il trouve toujours une petite façon de se démarquer quand nous affrontons Montréal.»

«Je crois que le cooler connaîtra une très bonne série. Le cooler, c'est mon homme», s'empresse-t-il d'ajouter.

MacArthur a commencé à surnommer Pageau ainsi la saison dernière. C'est une longue histoire.

Plus tôt, cette saison, le numéro44 des Sénateurs a offert une piste d'explication pour ses nombreuses performances inspirées contre le Bleu, Blanc, Rouge.

Il a grandi en Outaouais, région qui demeure un territoire bien mystérieux pour les responsables du marketing des Sénateurs. Ses amis d'enfance se rallient pour la plupart à la majorité. Ils préfèrent le Canadien.

Il se fait donc un malin plaisir à gâcher leur plaisir.

Pageau était justement entouré de copains, samedi soir, quand il a su qu'il aurait à emprunter la 417 en direction est pour entreprendre les séries. «Mes amis aiment le Canadien, mais ils comprennent ma situation. Ils m'encouragent, même. Certains me taquinent un peu, mais ils savent que ça me motive. Pour cette raison, les petits textos qu'ils m'écrivent ne me dérangent pas trop», explique-t-il.

Le pire, c'est qu'avant d'accéder à la LNH, Pageau n'était même pas comme les autres. Il n'a jamais été un fan du Canadien. Il n'était pas un fan des Sénateurs non plus.

«Je l'ai déjà dit. Moi, mon équipe, c'était les Red Wings de Détroit. Je sais que ce n'était pas vraiment un choix populaire dans ma région. J'aimais les joueurs de Détroit. Ils m'inspiraient. Je suis d'ailleurs chanceux. J'ai réalisé un rêve quand j'ai pu jouer mon premier match contre certains d'entre eux.»

«Maintenant, il me reste un rêve. Ce rêve, c'est de remporter la coupe Stanley. Nous avons une chance comme toutes les autres équipes de la remporter.»

«Et j'ai appris à aimer les Sénateurs ces dernières années. Je suis même très content de les représenter.»

À un certain moment, la direction des Sénateurs espérait un peu plus de production de celui qui avait été leur choix de quatrième ronde au repêchage de 2011.

Lors de son dernier renvoi dans les mineures, à la mi-février, il avait seulement cinq points à sa fiche. Deux d'entre eux avaient été obtenus contre le Canadien.

La direction ne peut plus vraiment se plaindre, maintenant. Pageau a réussi à compléter la campagne avec une récolte de 10 buts. Pour ce faire, il a touché la cible dans les trois derniers matches du calendrier régulier.

Des buts inscrits à des moments très importants contre les Penguins de Pittsburgh, les Rangers de New York et les Flyers de Philadelphie. «Il a prouvé qu'il est solide dans les matches cruciaux. C'est pourquoi je crois qu'il aura son gros mot à dire dans la prochaine série», dit MacArthur.

Sstlaurent@ledroit.com

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