Négligés, les Sénateurs?

Dave Cameron ne perd pas de temps à... (Étienne Ranger, archives LeDroit)

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Dave Cameron ne perd pas de temps à se demander qui sera favori et qui sera négligé dans la série qui opposera son équipe au Canadien de Montréal.

Étienne Ranger, archives LeDroit

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Le moins qu'on puisse dire, c'est que les entraîneurs ont été des personnages centraux durant la première série éliminatoire de l'ère moderne opposant le Canadien de Montréal et les Sénateurs d'Ottawa.

La rivalité naissante a été vivement alimentée durant les conférences de presse impliquant Paul MacLean et Michel Therrien.

Ça risque de se passer différemment durant le deuxième round.

« Je me fiche complètement de ce qui a pu se passer en 2013 », déclare sèchement l'homme qui a succédé à MacLean, Dave Cameron.

L'homme qui a mené les Sénateurs à une fiche de 13-2-2 dans le dernier mois de la saison régulière n'a que du respect pour le légendaire club de hockey qu'il rencontrera mercredi soir au Centre Bell.

« Je le respecte au plus au point », insiste-t-il. Assez pour lui conférer le statut de « grande favorite » dans la série qui s'amorce ?

« Eh bien, le Canadien a passé presque toute la saison au sommet du classement de l'Association Est... »

Cameron dit cela, prend une courte pause, puis s'engage dans une autre direction.

« C'est quoi, au juste, un club négligé ? Qu'est-ce que ça signifie, qu'est-ce que ça implique ? Un club négligé doit-il absolument jouer au-dessus de ses moyens pour espérer l'emporter ? Le club favori doit-il commettre de grosses erreurs pour subir la défaite ? »

« Tout ce que je sais, c'est que si nous jouons du bon hockey, nous aurons une bonne chance de l'emporter », finit-il par trancher.

Ses joueurs ne voient pas tous la série du même oeil.

« Nous sommes les négligés, point à la ligne », a dit Clarke MacArthur avec un sourire en coin, hier matin.

« Toute la pression devrait être sur les épaules de Montréal », a renchéri Milan Michalek.

Il serait facile de débattre avec eux. Les Sénateurs ont remporté avec une certaine facilité leur série contre le Canadien, en 2013. Après cinq petites parties, un MacLean triomphant a serré la main de Therrien.

Dans les deux saisons qui ont suivi, le Canadien a remporté 16 matches de plus et subi neuf revers en prolongation de moins que les Sénateurs.

Ces derniers ont quand même conservé le numéro de leurs voisins québécois.

Cette saison, par exemple, Ottawa a remporté 3-1 sa série de quatre parties contre Montréal.

Andrew Hammond a signé les deux dernières victoires. Le 12 mars, lorsqu'il a effectué sa grande rentrée au Centre Bell, il s'est même offert une victoire contre Carey Price.

« Je ne crois pas que notre succès contre le Canadien se transportera automatiquement en séries. C'est quand même réconfortant. Ça nous rappelle que nous avons une chance », croit Dave Cameron.

« Le succès que nous avons connu contre Price nous donnera peut-être confiance alors que débutera la série. Pour que cette confiance demeure, encore faudra-t-il faire le travail dans les premières parties. »

Pas de controverses

Cameron tâchera donc d'éviter les controverses devant les micros et les caméras. Il ne devrait pas avoir trop de mal à y parvenir. Dans les derniers mois, dans les situations où la pression était forte, il est devenu monosyllabique en conférence de presse.

Les démonstrations émotives, très peu pour lui.

« Vous ne voyez pas mon côté humain parce que j'essaie de ne pas trop le montrer en public », assure-t-il.

« Je projette l'image d'un homme sévère, mais si vous demandez aux gens qui me connaissent dans le hockey, ils vous diront que j'ai un excellent sens de l'humour. »

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