Incroyablement fier de ses kids

Les efforts de Bryan Murray dans les coulisses... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Les efforts de Bryan Murray dans les coulisses de l'équipe commencent à porter fruit sur la glace.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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(PHILADELPHIE) Pour la première fois depuis très longtemps, Bryan Murray a voyagé avec son équipe la semaine dernière. Il était sur place pour assister aux deux derniers matches de la saison régulière, à New York ainsi qu'à Philadelphie.

Ce n'était vraiment pas, pour lui, un petit voyage d'agrément.

«Ça fait longtemps que je ne m'étais pas senti aussi nerveux en regardant un match de hockey», a-t-il concédé, samedi après-midi, quand son équipe a réussi à se qualifier pour les séries éliminatoires.

Cette déclaration en dit long.

Murray est âgé de 72 ans. Il a passé près de la moitié de sa vie dans la Ligue nationale de hockey. Après avoir mené les Sénateurs, les Mighty Ducks d'Anaheim et les Panthers de la Floride jusqu'à la finale de la coupe Stanley, on serait portés à croire que plus rien ne peut l'énerver.

«J'étais nerveux et ça n'avait rien à voir avec moi. J'étais nerveux pour les kids», explique-t-il.

«Ils ont travaillé si fort pour se rendre jusque-là. Ils méritaient de participer aux séries. Ç'aurait été tellement dommage qu'ils perdent ce dernier match et qu'ils perdent leur place en séries dans la dernière soirée du calendrier régulier.»

«Ces jeunes hommes ont fait preuve de beaucoup de caractère. Ils ont prouvé, soir après soir, qu'ils ont le coeur à la bonne place. Ils ont été capables de se tenir, soir après soir, alors que leur survie dépendait de chaque victoire.»

La dernière chance?

Dans le contexte qu'on connaît, avec le cancer colorectal qu'il combat depuis bientôt un an, Murray ne peut pas trop savoir s'il obtiendra ce printemps sa dernière opportunité de remporter un championnat.

Il y a quelques semaines, lors de la rencontre des directeurs généraux de la LNH, on lui a rendu hommage. Ce traitement spécial est généralement réservé à ceux qui s'apprêtent à prendre leur retraite.

La deuxième moitié de saison des Sénateurs l'a quand même réconforté. Il est convaincu, plus que jamais, d'avoir fait du bon travail dans le rayon du développement des joueurs au cours des huit dernières années.

«Je suis vraiment fier de notre groupe. Nous avions l'impression d'avoir repêché des jeunes hommes de talent au fil des ans. Nous étions sous l'impression d'avoir bien travaillé avec eux. Toutefois, la façon dont certains ont pris les choses en main dans les dernières semaines m'a vraiment impressionné», dit-il, évoquant au passage les héros du match de samedi: Mark Stone, Jean-Gabriel Pageau et Andrew Hammond.

«Au départ, ces jeunes n'avaient pas de pression. Ils ont commencé à connaître du succès parce qu'ils se contentaient de jouer, tout simplement. Dernièrement, la donne a complètement changé. La pression est devenue immense. Absolument rien n'a changé pour eux.»

Bryan Murray fera peut-être partie des facteurs de motivation de ses jeunes joueurs, chez les Sénateurs, dans les prochaines semaines.

Plusieurs ont affirmé au cours des derniers mois qu'ils avaient été inspirés par leur patron. Ils voudront peut-être lui en donner un peu plus, à présent que la coupe sera à l'enjeu.

Murray, de son côté, ne ressent pas outre mesure l'envie de livrer discours spécial.

«Si je devais m'adresser à eux, je leur dirais tout simplement de continuer à jouer. Ils ont déjà démontré qu'ils savent bien gérer la pression. La pression qu'ils rencontreront en séries ne sera pas différente ou plus intense que la pression qu'ils ont rencontrée en fin de saison.»

sstlaurent@ledroit.com

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