Les Sénateurs s'en vont en séries

Mark Stone célèbre au banc des siens à... (Tom Mihalek, Associated Press)

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Mark Stone célèbre au banc des siens à la fin du match.

Tom Mihalek, Associated Press

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(PHILADELPHIE) Le dernier défi a été relevé. Les Sénateurs d'Ottawa prendront part aux séries éliminatoires de la coupe Stanley.

Dans le 82e et dernier match de la saison régulière, samedi, ils avaient besoin d'obtenir un seul point pour assurer leur qualification. Ils en ont amassé deux. Ils ont battu les Flyers de Philadelphie 3-1, dans un match disputé en après-midi au Wells Fargo Center.

«Cette victoire vient simplement couronner tout le travail qui a été accompli au cours des trois derniers mois. Une fois de temps en temps, dans une carrière d'entraîneur, on tombe sur une équipe bien spéciale. Les gars que je dirige sont prêts à tout faire pour leurs coéquipiers», déclare Dave Cameron, soulagé, après avoir vu son équipe conserver une fiche de 23-4-4 à ses 31 dernières parties.

L'entraîneur-chef a débuté son point de presse en saluant son adjoint Mark Reeds, retenu à Ottawa parce qu'il combat une terrible maladie.

«Nous n'aurions pas réussi à nous rendre jusque-là sans lui.»

Le reste du week-end s'annonce tranquille dans la capitale. Un seul stress demeure chez les Sénateurs. Qui sera l'adversaire lors de la première ronde?

Deux scénarios possibles: le Canadien de Montréal ou le Lightning de Tampa Bay.

Quand ils ont quitté la ville de l'amour fraternel, en fin d'après-midi, les joueurs de Dave Cameron occupaient provisoirement la troisième position dans la section Atlantique.

Leur victoire leur assure, à tout le moins, de ne pas affronter les champions du trophée des Présidents, les Rangers de New York, dès le départ.

«C'est pas tellement importants, assure Andrew Hammond. L'important, c'est que les gens comprennent que nous n'avons pas l'intention de nous arrêter là. Nous sommes comme tous les autres joueurs sur la planète. Nous voulons la coupe Stanley.»

Les joueurs n'avaient pas envie de s'étendre sur le sujet. L'heure était davantage à la célébration dans le vestiaire. Cette ultime victoire a été l'oeuvre des jeunes héros du dernier mois.

Mark Stone a marqué deux buts, qui pourraient lui permettre de remporter le championnat des marqueurs chez les recrues de la LNH.

Jean-Gabriel Pageau a toutefois inscrit le but de la victoire. Ça lui en fait trois à ses trois dernières rencontres.

Dans les dernières semaines, les Sénateurs ont développé la mauvaise manie d'attendre plusieurs minutes avant de se mettre en marche.

Ça n'a pas été le cas cette fois.

Samedi, leur départ a été plus que correct. Ils ont contrôlé le jeu dans les sept premières minutes. Ils ont eu le contrôle... jusqu'au moment où ils ont eu le malheur d'ouvrir la marque.

Quand Stone a poussé la rondelle dans le filet défendu par Steve Mason, durant une supériorité numérique, tout a changé.

Tout d'un coup, les Sénateurs ont commencé à jouer avec la peur de l'échapper.

Au début, cette peur affectait leur façon de se déplacer sur la patinoire. Certains avaient l'air de traîner des blocs de ciment.

Au premier entracte, les Flyers avaient créé l'égalité grâce au premier but en 10 parties de Matt Read. Ils menaient 14-5 au chapitre des tirs au but.

Les Sénateurs, dans la plupart des cas, ont retrouvé leurs jambes au début de la deuxième période. Ils ont développé un autre problème: la peur de lancer au but.

Pageau a obtenu les trois seules chances de marquer de cet engagement au terme duquel Philadelphie dominait 30-13 aux tirs.

Au début du troisième engagement, les statistiques étaient du côté d'Ottawa.

Durant ces 22 premiers départs dans la LNH, le Hamburglar a laissé passer 39 rondelles. Au-delà de sa constance, il s'était surtout montré très alerte dans les moments les plus importants. Il avait encaissé seulement cinq buts en troisième période.

On ignore si les Sénateurs étaient au courant de cette statistique, mais ils ont défendu avec un peu plu de confiance leur avance durant le troisième tiers. Ils ont été capables de répondre à une formation qui a décidé de jouer sa dernière période de la saison sous le signe de la robustesse, sans pour autant perdre le contrôle de leurs émotions.

«Il nous donne une chance de gagner chaque soir. Nous ne pouvons rien demander de plus à notre gardien», croit Stone.

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