Ultime effort pour l'ultime partie

Si les Sénateurs se rendent en prolongation ou... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

Agrandir

Si les Sénateurs se rendent en prolongation ou si les Bruins subissent un revers en temps réglementaire samedi, Andrew Hammond pourra disputer son premier match éliminatoire dans la LNH.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(PHILADELPHIE) L'ambiance chez les Sénateurs d'Ottawa, à la veille du match crucial où tout va se décider? Assez détendue.

Quand la séance d'entraînement a débuté, vendredi matin, Dave Cameron a réuni tous ses joueurs sur une des lignes bleues du Wells Fargo Center.

Il avait un exercice bien particulier à leur proposer. En somme, il a demandé à Eric Gryba, Clarke MacArthur et Kyle Turris de reproduire la séquence qui a mené au deuxième but des Sénateurs, jeudi soir, contre les Rangers de New York.

Gryba devait décocher un tir de la ligne bleue. MacArthur et Turris devaient, chacun leur tour, faire dévier la rondelle. Cette dernière devait ensuite terminer son trajet dans le fond du filet.

«Je leur promis une belle récompense. S'ils avaient réussi à répéter l'exploit, ils auraient tous eu droit à une journée de congé supplémentaire par semaine la saison prochaine», a révélé l'entraîneur-chef après coup.

Les trois cobayes ont échoué, bien évidemment. Tout le monde a quand même bien ri. La journée était bien partie.

Un peu de sérieux

Par la suite, Cameron s'est quand même permis un peu plus de sérieux. Il a haussé le ton au moins trois ou quatre fois quand il jugeait que certains joueurs ne s'appliquaient pas suffisamment.

«Avant de sauter sur la patinoire, je ne dis jamais aux joueurs combien de temps durera notre séance d'entraînement. Je ne leur dis pas combien d'exercices sont au programme. Je leur demande simplement de faire leur travail correctement. C'est tout aussi important à la veille du premier match qu'à la veille du dernier match», argue Cameron.

C'était probablement plus important que jamais, vendredi.

En quête d'un point

Pas besoin d'être un expert en hockey pour saisir toute l'importance du match qui sera disputé samedi après-midi.

S'ils battent les Flyers de Philadelphie, les Sénateurs vont se qualifier pour les séries éliminatoires.

En fait, ils n'ont besoin que d'un seul point.

Même s'ils s'inclinent en prolongation ou en tirs de barrage, ils joueront quand même au hockey la semaine prochaine.

Les Sénateurs pourraient même s'en tirer avec un revers en temps réglementaire... à condition que les Bruins de Boston subissent aussi un revers en temps réglementaire dans leur match numéro 82, samedi soir.

«S'il fallait que le suspense dure jusque-là, je crois bien que je vivrai la plus longue journée de ma vie», annonce MacArthur.

«Nous en avons discuté et nous avons convenu qu'il ne fallait pas que ça se passe ainsi. Nous allons tout faire pour gagner notre dernier match. De cette façon, nous aurons l'esprit bien tranquille sur le chemin du retour à la maison.»

Les Sénateurs sont bien conscients qu'ils pourraient être leurs pires ennemis dans cette partie. Ils ont connu quelques mauvais débuts de matches dernièrement. Ils ont plus souvent qu'autrement réussi à s'en tirer sans subir trop de dommages, mais à force de jouer avec le feu.

«Nous connaissons les dangers qui nous guettent, assure MacArthur. Les Flyers sont déjà éliminés de la course aux séries, mais nous savons tous qu'ils seraient très heureux de gâcher notre belle fin de saison. C'est la nature même du sport.»

«Nous ne serons pas complaisants, promet Bobby Ryan. Nous formons une jeune équipe. Tous les joueurs ont encore des choses à prouver. Vraiment, la complaisance, c'est le dernier de mes soucis en ce moment.»

Le repos du capitaine

Tous les joueurs - en santé - ont pris part à la dernière séance d'entraînement de la saison régulière. Sauf Erik Karlsson.

Le capitaine des Sénateurs doit forcément traîner une blessure. Ça fait un bout de temps qu'il n'a pas sali son maillot d'entraînement. Les journées de congé se multiplient pour lui.

«À cette période de l'année, les journées de repos et les activités optionnelles sont fréquentes. Il n'y a rien d'anormal à ça. D'ailleurs, si jamais vous avez envie de m'accorder un congé, je serais reconnaissant», a lancé Dave Cameron avec bonne humeur à l'intention des journalistes, au tout début de son point de presse de vendredi midi.

Karlsson a pris congé vendredi. Le gardien le plus occupé dans l'Association Est, en revanche, était au rendez-vous.

Pas question pour Andrew Hammond de prendre congé à la veille d'une journée aussi importante.

«Je vais aborder cette partie comme j'ai abordé toutes les parties précédentes. Mon approche m'a permis de connaître du succès jusqu'à présent. Je ne vois pas pourquoi je changerais quoi que ce soit», commente le Hamburglar.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer