Hammond obtient sa vengeance

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Battu, étendu sur son dos, le Burglar a réussi à sortir sa jambière au dernier moment pour empêcher la dangereuse recrue Kevin Hayes de pousser une rondelle dans un filet complètement ouvert.

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(NEW YORK) Le Hamburglar l'a obtenue, sa vengeance. Au Madison Square Garden, jeudi soir, le gardien des Sénateurs d'Ottawa était en mission.

Les Rangers de New York lui avaient infligé son seul revers en temps réglementaire dans la Ligue nationale de hockey, il y a deux semaines. Dans une situation de vie ou de mort pour son équipe, il n'était pas question de subir le même sort.

Mission accomplie. Les Sénateurs ont signé une victoire de 3-0.

Andrew Hammond n'a pas eu à disputer son plus grand match pour signer son troisième jeu blanc de la saison et pour battre les champions de la saison régulière dans la Ligue nationale de hockey.

On retient cependant un arrêt. Un gros. Énorme, même. Un arrêt qui a probablement changé l'allure de la rencontre.

«Depuis le début de notre remontée, Hammy multiplie les gros arrêts qui changent le cours des matches. Il n'y a rien qui nous surprend ici», fait Clarke MacArthur.

Il restait moins de trois minutes à écouler à la deuxième période d'un match assez terne. Au fur et à mesure que le temps s'écoulait, les chances de marquer se faisaient de plus en plus rares.

Battu, étendu sur son dos, le Burglar a réussi à sortir sa jambière au dernier moment pour empêcher la dangereuse recrue Kevin Hayes de pousser une rondelle dans un filet complètement ouvert.

«Je suis tombé parce que mon patin s'est coincé dans une fissure sur la glace. Je ne sais pas trop comment j'ai réussi cet arrêt, mais il n'était pas question pour moi d'abandonner sur ce lancer. Il n'en était pas question», assure le gardien qui présente maintenant une fiche de 19-1-2.

Vingt secondes plus tard, à l'autre bout de la patinoire, MacArthur a réussi à surprendre Henrik Lundqvist.

Une minute après le but de MacArthur, Kyle Turris a doublé l'avance des Sénateurs en faisant dévier un lancer d'Eric Gryba.

Jean-Gabriel Pageau a marqué son premier but sur la route de la saison, dans un filet désert, pour fermer les livres.

Cette victoire permet aux Sénateurs d'effectuer un retour dans le top-8 de l'Association Est. Tout n'est quand même pas joué. Ils devront quand même battre les Flyers de Philadelphie, demain, pour augmenter leurs chances de conserver leur place.

Pour une fois, les Sénateurs n'ont pas eu trop de mal à protéger leur avance au troisième tiers.

Les Rangers n'étaient peut-être pas l'équipe la plus motivée.

Le vice-président de la LNH, Bill Daly, a fait un petit arrêt sur la patinoire du MSG, en début de soirée. Dans une courte cérémonie d'avant-match, il a remis le Trophée des présidents au capitaine Ryan McDonagh.

«Je pourrais vous jurer que nous serons aussi motivés que les Sénateurs pour cette rencontre. Ce serait de la bullshit», avait d'ailleurs confié le très franc Dan Boyle à un trio de scribes ottaviens, jeudi matin.

Alain Vigneault avait par ailleurs accordé une soirée de congé à trois de ses piliers, jeudi. Rick Nash et Marc Staal ont rejoint Mats Zuccarello sur la passerelle.

«Personne n'obtient une soirée de congé. Ils sont tous blessés», jure l'entraîneur hullois.

La pénalité à Zibanejad, une «très mauvaise décision»

Une chance que le vent a tourné en faveur des Sénateurs en deuxième période.

Si les Rangers avaient gagné cette rencontre, la haute direction du club ne s'en serait peut-être pas remise. Dans un premier engagement dominé par les Blueshirts, les Sénateurs ont obtenu une seule vraie chance de marquer. La rondelle s'est même retrouvée dans le fond du filet du Roi Henrik.

Les officiels ont refusé le but. Ils ont jugé que Mika Zibanejad avait fait obstruction.

«Je ne suis pas d'accord. Je crois que les arbitres ont raté leur coup sur cette séquence», affirme le partenaire de trio de Zibanejad, Bobby Ryan.

«Mika essayait simplement de se positionner devant le filet. Il n'était pas dans le demi-cercle. À la limite, je peux vivre avec la décision de refuser le but. En plus, ils ont décerné une pénalité à Mika... Une mauvaise, très mauvaise décision.»

On dit que la direction n'aurait pas digéré un revers parce que ses membres qui étaient assis dans la galerie de la presse ont très mal réagi sur le coup.

Le directeur général Bryan Murray, qui accompagne pour une rare fois son équipe sur la route, a même fait un détour dans la loge des officiels hors glace au premier entracte pour aller demander des explications supplémentaires... et pour leur dire sa façon de penser.

Murray semblait bien plus calme après la partie. Ses joueurs aussi.

«Notre fin de saison, dans l'ensemble, est terriblement dure sur nos nerfs. Chaque jour est extrêmement stressant», déclare Clarke MacArthur.

Dans le vestiaire, les Sénateurs vérifiaient leurs téléphones machinalement pour connaître les résultats des matches impliquant les Red Wings de Détroit et les Bruins de Boston.

«Au moins, il n'y a plus grand-chose que nous pouvons faire d'ici samedi. Nous allons essayer de relaxer le plus possible en attendant notre dernier match», complète Mark Stone.

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