Turris, le mentor de Stone

Derrière chaque grande recrue se cache un sage vétéran. (Agence France-Presse)

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(NEW YORK) Derrière chaque grande recrue se cache un sage vétéran.

Mark Stone ne fait pas exception à la règle.

Quand l'ailier droit natif de Winnipeg a déjoué Marc-André Fleury, durant la période de prolongation, mardi soir, il a obtenu son 61e point de la saison.

Il a donc égalé la récolte du grand Daniel Alfredsson, à sa première saison dans la LNH.

Parce que Stone a récolté 24 points à ses 21 dernières parties, Stone demeure au plus fort de la course pour le championnat des marqueurs chez les recrues de la LNH. S'il maintient ce rythme dans les deux derniers matches, il devrait coiffer Johnny Gaudreau et Filip Forsberg au fil d'arrivée.

Tout ça ne serait pas possible sans le travail du «vétéran» Kyle Turris.

«Il m'a vraiment beaucoup aidé. Il a prouvé à quel point il est un joueur important au cours des derniers mois. Kyle, c'est le genre de joueur sur qui tu peux compter sur la patinoire... comme à l'extérieur.»

«Quand les choses ne fonctionnent pas comme je voudrais, il sait comment me calmer. Les jeunes joueurs ont parfois tendance à se replier sur eux-mêmes quand ils ne jouent pas bien. Ça ne peut pas m'arriver. Kyle est toujours dans mon coin. Il m'encourage. Il me montre le chemin. Je suis privilégié», ajoute-t-il.

Ça fait quand même drôle d'entendre le gamin vanter son mentor.

Stone fêtera ses 23 ans le mois prochain.

Turris est âgé de 25 ans et sept mois.

«On dirait bien que je suis un vieillard maintenant», a réagi Turris en rougissant, hier.

Le vieux-jeune connaît lui aussi, dans l'ombre de son poulain, une très forte fin de saison.

Stone a marqué deux autres buts contre les Penguins. Turris a récolté deux mentions d'aide.

Ça lui confère 17 points à ses 13 dernières parties et 31 points à ses 28 dernières parties.

L'émergence d'un autre centre offensif digne de ce nom, Mika Zibanejad, l'a clairement aidé. Plus les jours passent et moins on parle de l'ancien capitaine Jason Spezza au Centre Canadian Tire.

Quand les Sénateurs ont fait l'acquisition de Turris, en décembre 2011, le directeur général Bryan Murray avait l'impression de prendre une chance. Il choisissait d'investir sur un attaquant chétif qui manquait un peu de force physique.

Quatre ans plus tard, il n'a pas beaucoup grossi. Durant cette séquence un peu folle - six des sept derniers matches ont pris fin en prolongation ou en tirs de barrage - il se montre toutefois endurant.

«Physiquement et mentalement, cette portion du calendrier est exigeante. J'ai l'impression de jouer du hockey de séries depuis environ deux mois. Même si nos entraîneurs ont fait du bon travail en nous accordant plusieurs journées de congé, je suis quand même fatigué», reconnaît-il.

«Il y a quand même un deuxième côté à cette médaille. Nous avons tellement de plaisir à jouer ces temps-ci... Tout ce que je veux, c'est que ça continue.»

Le «leader» Turris a invité quelques coéquipiers à souper, hier soir, à Manhattan. À la veille de leur duel contre les Rangers, les Sénateurs ont pris le temps de suivre, à distance, le match opposant les Bruins de Boston aux Capitals de Washington.

«Tous les joueurs passent leur temps à consulter les classements et les statistiques à cette période de l'année. Ceux qui prétendent le contraire mentent», assure Stone.

«C'est incroyable. Tout le monde continue de gagner. Nous allons sortir grandis de cette bataille», croit Turris.

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