Course au Norris: les Sénateurs derrière leur capitaine

Une petite virée dans le vestiaire révèle qu'Erik... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Une petite virée dans le vestiaire révèle qu'Erik Karlsson, le jeune capitaine des Sénateurs, ne manque pas de soutien.

Etienne Ranger, LeDroit

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Le débat fait rage depuis quelques jours dans les réseaux sociaux. Erik Karlsson mérite-t-il de remporter le trophée Norris pour la deuxième fois de sa carrière?

Les détracteurs de l'athlète suédois utilisent les mêmes arguments qu'en 2012.

Pour eux, le lauréat du Norris doit être un défenseur complet. Il doit se démarquer dans toutes les facettes du jeu. Or, Karlsson n'est même pas utilisé régulièrement lors des infériorités numériques par son entraîneur.

Au fait... Est-il essentiel que le gagnant du Norris brille à quatre contre cinq?

«Je vais répondre franchement à cette question. En fait, j'aime autant vous prévenir que je vais répondre à toutes vos questions portant sur ce sujet de la même façon. Karl mérite de gagner le Norris parce qu'il est le meilleur défenseur de toute la Ligue nationale», lance Kyle Turris.

«Tous les gens qui ont vu un seul de nos matches comprennent à quel point il a un impact majeur. Aucun autre défenseur ne peut contrôler un match comme lui. À cet effet, je crois d'ailleurs qu'il se compare avantageusement à n'importe quel joueur de la LNH, toutes positions confondues.»

Une petite virée dans le vestiaire révèle que le jeune capitaine des Sénateurs ne manque pas de soutien.

Marc Méthot pense, à l'instar de Turris, que son partenaire mérite de gagner le Norris pour la deuxième fois.

«Il n'est pas bon uniquement à l'attaque. Même en défensive il est super fort. Je suis bien placé pour en parler. Il patine tellement bien qu'il est toujours capable de venir m'aider quand on se replie défensivement.»

Dans son coin du vestiaire, Craig Anderson disait hier que Méthot mériterait un trophée spécial cette saison, celui de meilleur «partenaire» pour un défenseur d'exception.

Karlsson présentait un différentiel de moins neuf, le 8 janvier dernier, lorsque le jeune vétéran franco-ontarien a récupéré, pour de bon, sa place dans la formation débutante.

Avant le match d'hier, sa fiche était rendue à plus sept. Tout un revirement de situation.

«Je n'y suis pas pour grand-chose, assure Méthot. Vraiment, c'est facile de jouer avec un gars comme Erik.»

Que pense Karlsson de toute cette histoire? On sent qu'il serait bien fier de devenir le 13e défenseur de l'histoire à rafler ce trophée à plus d'une occasion.

Il n'irait pas jusqu'à l'avouer ouvertement. «Le hockey, c'est un sport d'équipe. Tout le monde a été capable d'élever son jeu d'un cran après Noël. Nous avons tous réalisé que nous avions des choses à modifier. Nous avons tous trouver la motivation nécessaire pour donner un grand coup», résumait-il, hier matin.

Il n'a pas davantage mordu lorsqu'un collègue lui a fait remarquer qu'il était devenu en début de semaine le premier défenseur en deux décennies à connaître deux saisons consécutives de 20 buts.

«J'aimerais marquer un but dans chacun des 82 matches de la saison, mais je sais bien que c'est impossible. Même Ovie n'est pas capable de faire cela. Je suis juste content de marquer un but de temps en temps.»

Les statistiques de Karlsson pourraient effectivement lui permettre de gagner un autre trophée Norris. Avant qu'il ne parvienne à se détacher du lot, il n'y avait pas vraiment de grand favori dans la course.

Mark Giordano, Roman Josi, Kristopher Letang, P.K. Subban et Shea Weber pourraient également obtenir leur part de votes.

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