Wiercioch vole la vedette en prolongation

Patrick Wiercioch a marqué à quelques secondes de... (Etienne Ranger, LeDroit)

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Patrick Wiercioch a marqué à quelques secondes de la fin de la période de prolongation pour permettre aux Sénateurs de maintenir l'écart de trois points avec les Bruins de Boston.

Etienne Ranger, LeDroit

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Durant la période de prolongation, jeudi soir, Erik Karlsson n'a pratiquement pas quitté la patinoire. C'était le match le plus important de la saison et, clairement, le capitaine voulait aller chercher la victoire pour ses coéquipiers.

C'est finalement un défenseur beaucoup plus discret, Patrick Wiercioch, qui a poussé la rondelle dans le filet défendu par Ben Bishop.

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Ce but de Wiercioch a permis aux Sénateurs d'Ottawa de vaincre le Lightning de Tampa Bay 2-1.

Une victoire capitale, parce que les Bruins de Boston n'arrêtent pas de gagner. Ils ont marqué trois buts sans riposte, hier soir, pour signer une victoire en temps réglementaire contre les Joe Louis Arena.

Les Sénateurs demeurent donc, pour l'instant, à trois points d'une place en séries.

«Je suis vraiment juste content d'avoir pu régler cette affaire durant la prolongation. Je ne voulais pas à imposer à Hammer de nous sauver le derrière durant une autre séance de tirs de barrage», a déclaré l'auteur du but vainqueur.

La fiche d'Andrew Hammond est maintenant de 16-1-1.

Jonathan Drouin a été le seul à le déjouer, jeudi soir.

Mark Stone a inscrit le premier but des Sénateurs.

Le Lightning n'a jamais semblé aussi vulnérable, sur papier, qu'hier soir.

Il lui manque son deuxième meilleur marqueur, Tyler Johnson, blessé au «haut du corps» dans un récent match contre les Red Wings de Détroit.

Il manque surtout quatre de ses six défenseurs réguliers, dont le général Victor Hedman.

Les Sénateurs n'auraient peut-être pas eu autant de mal à vaincre Tampa si seulement leur jeu de puissance n'était pas aussi mauvais.

Les visiteurs leur ont pourtant donné tout plein d'opportunités, hier soir. Dans les 40 premières minutes de la partie, ils ont écopé de six pénalités mineures.

Ils n'ont pas été foutus d'en profiter. De mémoire, ils n'ont pas obtenu un seul tir de qualité quand ils avaient l'avantage d'un homme.

Et le problème n'est pas neuf. Il date d'environ un mois. Dans les 10 parties qui ont précédé celle d'hier soir, les Sénateurs ont marqué seulement quatre buts en 33 opportunités.

Et ça ne risque pas de se régler bientôt. Même les joueurs qui sont impliqués directement dans cette phase du jeu n'ont pas l'air de comprendre.

Un journaliste a demandé hier matin à Karlsson de parler des «maux» qui «affligent» présentement le jeu de puissance.

«Je suis Suédois. Je ne sais même pas ce que le verbe 'affliger' signifie», a-t-il répondu.

«Nous sommes beaucoup trop lents», a pour sa part réitéré Dave Cameron durant sa conférence de presse d'après-match.

Les problèmes de certains joueurs irritent l'entraîneur-chef à un point tel qu'il a décidé de sévir à l'endroit d'une de ses vedettes. Quand la troisième période a débuté, Bobby Ryan s'est retrouvé dans le quatrième trio.

Le premier centre Mika Zibanejad avait entrepris la rencontre entre Ryan et Zack Smith. Il l'a complété avec Alex Chiasson et Mike Hoffman.

Il faut reconnaître que Chiasson connaissait un bon match.

Ryan a quand même eu droit à quelques présences sur la patinoire, avec Kyle Turris, en prolongation.

On craignait le pire pour Pageau

Plus de peur que de mal pour Jean-Gabriel Pageau.

Quand le centre gatinois est rentré au vestiaire, dans la dernière minute de la deuxième période, il n'était pas capable de s'appuyer sur ses jambes. Il a eu besoin d'être soutenu par les médecins des Sénateurs.

On a craint le pire pour lui. Il semblait avoir été blessé à un genou à la suite d'une collision avec Steven Stamkos.

Pageau n'a pratiquement rien manqué. Il est revenu au jeu au début du troisième tiers.

«C'est juste une ecchymose sur une jambe. Je me sentais un peu raide durant la troisième période. Au banc, je faisais des exercices d'étirement. Ce n'est rien de grave, je vous assure. Je vais mettre de la glace en masse dans les prochains jours. Tout va bien aller», a résumé celui qui a hérité de missions très importantes en fin de rencontre. Son trio était notamment sur la glace contre les meilleurs éléments du Lightning, en fin de troisième période, pour protéger l'égalité.

«Il est tough, le kid. Il est tenace. Il mérite toute notre admiration. Il est revenu», a déclaré «l'autre» franco, Marc Méthot, après la rencontre.

Méthot chanceux aussi

Ce dernier a lui aussi passé près de se blesser en fin de rencontre. Il a plongé pour bloquer un tir. Il a pris la rondelle en plein dans la cage thoracique.

«Si c'était à refaire, je le referais. Je ne me poserais même pas la question», assure-t-il.

«Je suis quand même content que la rondelle ne m'ait pas atteint au visage.»

Une question demeurait en suspens,jeudi. Stamkos a-t-il tenté délibérément de blesser Pageau en fin de deuxième? Personne n'osait vraiment se prononcer dans le vestiaire d'Ottawa. Pageau a choisi de lui accorder le bénéfice du doute «parce que les choses vont vite sur la patinoire».

«J'aurais peut-être aimé qu'il écope d'une pénalité mineure. C'est le genre d'infraction qui aurait mérité une pénalité mineure», croit Cameron.

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