La Force était avec Jagr

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Jaromir Jagr a profité de la soirée de la Guerre des étoiles pour marquer ses 39e et 40e buts en carrière contre les Sénateurs.

La Presse Canadienne

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C'était la soirée de la Guerre des étoiles au Coffre à outils hier et clairement, la Force est toujours avec Jaromir Jagr.

Alors qu'il a parlé la semaine dernière qu'il aimerait jouer jusqu'à l'âge de 50 ans, les Sénateurs doivent souhaiter qu'il accroche ses patins bien avant ça afin qu'une torture qui dure depuis leur retour dans la LNH en 1992 cesse enfin. Ou peut-être qu'ils devraient lui faire une offre de contrat eux-mêmes?

Chose certaine, le Tchèque de 43 ans a fait très mal aux chances de participer aux séries de l'équipe locale avec son doublé d'hier, ce qui lui donne 40 buts et 42 passes en 69 parties en carrière contre Ottawa. Il a 82 de ses 1796 points en carrière, à deux de Ron Francis pour le quatrième rang de tous les temps, contre Ottawa. Il a 720 buts en carrière, à 11 de Marcel Dionne, aussi au quatrième rang à ce chapitre.

Son deuxième filet du match, qui devait s'avérer celui de la victoire de 4-2 des Panthers, a été une pièce d'anthologie alors qu'il a feint un lancer frappé en descendant sur l'aile gauche, avant de contourner le filet pour aller déposer la rondelle dans la cage abandonnée par le gardien Craig Anderson qui a mordu sur la feinte.

«La dernière fois que j'ai tenté cette feinte, c'était en 1994 et 20 ans plus tard, je suis surpris de voir qu'elle fonctionne encore. Je suis surpris, je ne pensais pas que ça fonctionnerait. C'est probablement parce que je suis allé à l'église avant le match», a lancé Jagr en riant dans le vestiaire des Panthers.

Jagr avait ouvert le pointage avec une pièce de jeu qui ressemblait plus à sa signature, coupant au centre pour ralentir le jeu avant de déjouer Anderson entre les jambières. Arrivé en Floride à la date limite des transactions, il semble avoir trouvé la fontaine de Jouvence en jouant avec les jeunes Jonathan Huberdeau et Alexander Barkov, qui ont 22 et 19 ans, respectivement.

«Je n'étais pas si pire avant, je pense, a lancé Jagr. Mais ces jeunes-là m'aident et je pense pouvoir les aider. Ils me surprennent tellement ils sont talentueux, ils font des jeux comme s'ils étaient dans la ligue depuis 10 ans. D'ici deux ans, ils pourraient gagner la coupe Stanley. Jouer des matches qui sont comme des matches de séries présentement va les aider, peu importe ce qui va nous arriver», a-t-il ajouté.

Question de lignes

Le trio a 38 points depuis qu'il a été réuni il y a 15 parties, et les Panthers ont une fiche de 9-4-2 qui leur a permis de s'approcher à un point d'Ottawa et du neuvième rang dans l'Est. Ils accusent quatre points de retard sur Boston, mais ils ont encore deux parties à jouer contre les Bruins, à commencer par la prochaine, demain soir.

«C'est une des bonnes lignes de la LNH, pas juste de notre club», estimait l'entraîneur des gagnants Gerard Gallant.

Il y avait au moins un entraîneur originaire de l'Île-du-Prince-Édouard qui avait concocté de bonnes combinaisons hier.

Son ami et vis-à-vis Dave Cameron avait pour sa part décidé d'imiter son prédécesseur Paul MacLean en effectuant une modification en profondeur de ses trios au lendemain d'un revers crève-coeur en prolongation à Toronto.

Mais pour un gros match où son club avait l'occasion d'écarter les visiteurs de la course aux séries, était-ce une bonne idée de faire passer Colin Greening de la galerie de presse au premier trio, aux côtés de Mika Zibanejad et Bobby Ryan? Je ne pense pas. Idem pour séparer le trio de Jean-Gabriel Pageau avec Curtis Lazar et Erik Condra, qui a commencé la partie avec Kyle Turris et Mark Stone. Il est revenu à ses anciennes combinaisons en fin de deuxième tiers et comme par hasard, «la troisième période a été notre meilleure période», a noté Cameron, qui a fait remarquer avec à-propos que «la ligne du 93 (Mika Zibanejad) n'a pas été assez bonne».

Tant de pénalités

À son crédit, Cameron n'a pas voulu blâmer les officiels, qui ont donné cinq jeux de puissance aux visiteurs, au grand dam de la foule. «On en a écopé d'une couple que je qualifierais de mauvaises punitions, et il y en a toujours une couple qui sont douteuses», estimait-il.

En fait, elles étaient pas mal toutes méritées et les Sénateurs ont obtenu autant de jeux de puissance que les Panthers, marquant un seul but alors que les visiteurs ont marqué leurs deux premiers buts dans ces conditions.

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