Bobby Ryan, comme un intrus

Bobby Ryan... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Bobby Ryan

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Craig Anderson, Chris Driedger et cinq patineurs ont décidé de chausser les patins, vendredi matin, durant une séance d'entraînement «facultative» chez les Sénateurs.

Dans le groupe de patineurs, Bobby Ryan avait un peu l'air d'un intrus.

C'est vrai. D'un côté, il y avait deux blessés. De l'autre, il y avait deux joueurs qui sont parfois laissés de côté, qui cherchent à revenir dans les bonnes grâces de leurs entraîneurs.

Que faisait Ryan - un pilier qui porte un «A» sur son chandail - au milieu de tout cela. «Après ma performance de jeudi soir, je ne méritais pas une journée de congé», a-t-il déclaré au Droit.

Maladroitement, en servant cette réponse, il a fait mal paraître tous ses coéquipiers qui ont choisi de faire la grasse matinée.

Ryan était pourtant, sincèrement, déçu de sa propre performance contre les Bruins. «J'en parlais avec Mika Zibanejad. Il m'a dit qu'il a connu son pire match de l'année. Moi, je crois bien avoir disputé mon pire match dans l'uniforme des Sénateurs. Absolument rien ne fonctionnait pour nous.»

Dans un match difficile pour toute l'équipe, le premier trio de Zibanejad et Ryan s'est retrouvé sur la patinoire lors des deux premiers buts marqués par les Rangers de New York.

«Nos dernières semaines ont été surchargées d'émotions. J'imagine que nous avions le droit de connaître une soirée pourrie. Nous sommes chanceux, dans un sens. Nous avons tous pris congé au même moment», estime le jeune leader.

«En plus, ce n'est pas comme si nous avions perdu ce match contre une équipe contre qui nous pourchasse au classement.»

Les Sénateurs conservent, pour l'instant, leur place parmi les huit meilleures formations de l'Association Est.

Si les séries éliminatoires de la coupe Stanley débutaient ce soir, ils auraient immédiatement la chance de venger leur échec. Les Rangers seraient leurs adversaires en première ronde.

Ryan s'attend à ce que ses coéquipiers rebondissent, ce week-end. «Si nous avons prouvé une chose au cours des dernières semaines, c'est que nous avons du caractère.»

Quand Ryan dit cela, ça sonne presque comme un ultimatum.

Le jeune leader, qui occupe de plus en plus de place dans le vestiaire, n'irait pas jusqu'à dire que les Sénateurs doivent absolument remporter leurs deux matches du week-end, mais...

«Nous n'avons certainement pas le droit de les perdre», affirme-t-il.

«Si nous ne récoltons pas deux points à Toronto, je serai déçu. Je peux dire la même chose en ce qui concerne notre match de dimanche, à domicile, contre les Panthers de la Floride. Nous n'avons pas les moyens de perdre du terrain contre une autre formation qui demeure dans la course aux séries.»

Cloué au banc

En plus de conserver un différentiel de moins deux face aux Rangers, Bobby Ryan s'est retrouvé cloué au banc durant une supériorité numérique cruciale.

Il n'en veut pas à son entraîneur. Comme il disait plus tôt, il connaissait un bien mauvais match.

En plus, s'il s'était retrouvé derrière le banc, il aurait probablement pris la même décision. Il aurait misé sur Jean-Gabriel Pageau et Curtis Lazar.

«Le trio de Pager a une fois de plus été le plus efficace de notre équipe, jeudi. Ces gars-là se sont présentés pour ce match. Ils méritaient pleinement l'opportunité de jouer en supériorité numérique.»

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