Le Sens Mile attendra les séries

Le Sens Mile avait été créé au mois... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

Agrandir

Le Sens Mile avait été créé au mois de mai 2007. Le tronçon de la rue Elgin est devenu un lieu de rassemblement monstre pour les partisans des Sénateurs lors de la finale de la coupe Stanley contre les Ducks d'Anaheim.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Finalement, il n'y aura pas de Sens Mile avant le début des séries éliminatoires.

Le président des Sénateurs d'Ottawa, Cyril Leeder, a demandé à la Ville d'Ottawa de reporter la désignation du tronçon de la rue Elgin jusqu'au jour où le club sera qualifié pour la course à la Coupe Stanley.

«Nous sommes reconnaissants que le conseil municipal ait démontré leur enthousiasme avec leur motion d'ouvrir le Sens Mile. Mais nous demandons respectueusement d'attendre notre qualification officielle en séries éliminatoires», a écrit le président dans une lettre envoyée mercredi au maire d'Ottawa, Jim Watson, quelques heures après la décision des élus.

En réunion de conseil municipal, l'échevin du quartier Collège, Rick Chiarelli, avait semé une certaine zizanie auprès de ses pairs quand il a proposé l'ouverture du Sens Mile, brisant ainsi une tradition établie en 2007 dans le cadre de la finale de la coupe Stanley.  

M. Chiarelli a dit vouloir donner la chance aux partisans d'exprimer leur enthousiasme à la suite de la «séquence historique» des Sénateurs au cours des dernières semaines. Forts du jeu éblouissant de leur gardien de but Andrew Hammond, les Sénateurs ont comblé un important écart au classement général et se trouvent désormais dans la course pour se tailler un poste en séries éliminatoires.

Mais les plus superstitieux membres du conseil municipal, notamment le conseiller Scott Moffat de Rideau-Goulbourn, avaient émis leurs craintes, affirmant que leur collègue tentait le diable avec une telle proposition. Au hockey, il ne faut rien changer quand tout va bien, avait insisté M. Moffat. 

Jeudi matin, M. Chiarelli a avoué qu'il n'avait même pas considéré le «facteur jinx (malédiction)».

«Merci à tous ceux qui ont fait référence au jinx, a-t-il lancé amèrement jeudi matin en parlant des superstitions. Nous allons reporter le tout en attendant de voir ce qui se produira.»

De son côté, M. Leeder a évité de parler de superstitions dans sa lettre. «Nous croyons fermement que le Sens Mile est une tradition pour les séries éliminatoires. [...] Quand nous nous qualifierons, nous participerons avec plaisir à une cérémonie officielle», a écrit le président.

Des employés de la ville devaient transformer la rue Elgin dès 9h jeudi matin.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer