Deux buts qui excusent bien des erreurs

Kyle Turris a provoqué la colère de son... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Kyle Turris a provoqué la colère de son entraîneur Dave Cameron avec un revirement coûteux. Mais il a trouvé un moyen efficace de le calmer: marquer des buts

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Kyle Turris savait qu'il devait faire amende honorable.

Le centre des Sénateurs d'Ottawa avait commis un revirement coûteux qui a permis aux Maple Leafs de Toronto de faire 3-2 samedi soir au Centre Canadian Tire, après quoi son entraîneur Dave Cameron a enguirlandé toute l'équipe au banc des siens.

Les caméras de télévision avaient aussi capté des images d'une discussion très animée entre Turris et le capitaine Erik Karlsson.

«On se parlait de nos sorties de zone et comment attaquer la zone offensive. Je dois juste de lui donner la rondelle au bon moment», a raconté Turris après la victoire de 5-3 des Sénateurs où il a réussi les deux derniers buts des siens, celui qui brisait l'égalité en avantage numérique en fin de deuxième et le but d'assurance dans un filet désert.

Il s'agissait de ses 20e et 21e buts de la campagne.

«J'avais commis un revirement que j'aimerais bien ravoir, mais l'équipe m'a aidé à passer à travers», a-t-il ajouté après le sixième gain de suite des siens, qui les approchait à un point des Bruins après leur revers en fusillade de samedi en Floride et avant leur match d'hier soir à Tampa Bay.

Avec l'aide de Karlsson

Karlsson a justement préparé son but victorieux en lui refilant la rondelle au haut du cercle des mises au jeu, d'où il a déjoué le gardien Jonathan Bernier, venu en relève à James Reimer, avec l'aide de l'écran causé par Mark Stone.

«Nous avons eu un relâchement en deuxième (quand les Leafs ont comblé des déficits de 0-2 et 1-3) mais en général, nous avons été la meilleure équipe. On voulait gagner plus qu'eux et on n'a pas donné grand-chose à leurs premiers trios», estimait Karlsson, auteur de son 19e but de la saison au premier tiers.

«Toronto veut toujours nous battre, peu importe leur place au classement. Perdre contre eux n'aurait pas été un désastre (après la victoire de jeudi contre Boston), on aurait composé avec ça si c'était arrivé. Mais on a gagné, heureusement. Il n'y a absolument pas de désastre.»

La victoire a certes changé l'humeur de l'entraîneur Dave Cameron, qui a donné une autre journée de congé à ses joueurs hier.

«Pour sortir de l'émotion de ses joueurs, il faut parfois être émotif. Je leur ai dit de se réveiller (en deuxième), a dit Cameron samedi soir après le match. Quand nous jouons bien, on joue d'une certaine façon. Quand on joue mal, on joue d'une autre. On en a assez parlé qu'ils savent la différence. Avec les athlètes de nos jours, il faut parfois lever le ton pour qu'ils comprennent que vous n'êtes pas content.»

Le 25e de Hoffman

Mike Hoffman, relégué à un quatrième trio avec David Legwand et Alex Chiasson en début de rencontre, a ouvert le pointage avec son 25e but de la saison, profitant d'une belle descente de Chiasson.

Curtis Lazar a réussi l'autre filet après avoir complété la stratégie de Jean-Gabriel Pageau et Marc Méthot, chassant Reimer de la rencontre. Pour Méthot, il s'agissait d'une deuxième mention d'assistance de la rencontre, lui qui a été nommé la troisième étoile du match.

«C'est bon pour la confiance de marquer un but de cette façon, avec un bon tir. Je me sens de mieux en mieux chaque match et j'espère continuer de cette façon», a noté Lazar, qui n'a pas pris une bouchée d'un des nombreux hamburgers lancés sur la glace à la fin de la rencontre cette fois.

La réplique des Leafs est venue de Joakim Lindstrom, Leo Komarov et Tim Erixon.

mbrassard@ledroit.com

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