Condra savoure un peu de tranquillité

L'avenir d'Eric Condra reste flou, mais son présent... (Eric Bolte, USA TODAY Sports)

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L'avenir d'Eric Condra reste flou, mais son présent le tient occupé.

Eric Bolte, USA TODAY Sports

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Erik Condra prend une petite pause. Dans le prochain mois, il se donnera le droit de penser à tout, sauf peut-être à son avenir.

«Avec la façon dont nous jouons en ce moment, je serais fou de me ronger les sangs en me préoccupant de mon prochain contrat. Je veux profiter du moment. Je ne veux surtout pas gâcher mon plaisir», dit-il.

Il faut comprendre ici que le plombier américain a perdu quelques heures de sommeil, dans les derniers mois, à se demander où vivrait sa famille l'an prochain.

Début de saison difficile

À l'automne, il devait se demander s'il y avait toujours de la place pour lui dans la Ligue nationale de hockey. Il avait été laissé de côté par Paul MacLean dans 14 des 20 premières parties de la saison régulière. À ce moment-là, les Sénateurs ne représentaient pas exactement une menace pour les équipes adverses.

L'hiver n'a pas été plus facile. Sous Dave Cameron, Condra a pu reprendre sa place dans la formation. Il a même réussi à regagner le coeur de bien des partisans. La direction s'est quand même gardée d'accorder un vote de confiance à celui qui pourrait obtenir son autonomie complète le 1erjuillet.

À l'approche de la date limite des transactions, il a bouclé sa valise, prêt à faire face à tous les scénarios.

On peut donc le comprendre de vouloir profiter d'un peu de tranquillité alors que se pointe le printemps.

«De toute façon, tout va éventuellement rentrer dans l'ordre si je continue à travailler comme ça - si mon trio continue à travailler comme ça - jusqu'à la fin de la saison.»

Condra préférerait éventuellement poursuivre son travail avec ses jeunes partenaires de trio Curtis Lazar et Jean-Gabriel Pageau, la saison prochaine, dans la capitale du Canada.

«C'est clair. S'il y a toujours de la place pour moi au sein de cette équipe, je souhaite rester», dit le 10e attaquant le mieux payé chez les Sénateurs cette saison. En cette dernière année de contrat, il gagne 1,3 million$ US. Il ne devrait pas en coûter bien plus à Eugene Melnyk pour le retenir en ville.

En lui versant une légère augmentation salariale, le propriétaire s'assurerait de retenir les services d'un jeune père de famille responsable qui occupe de plus en plus de place dans le vestiaire.

«Ottawa, c'est une chouette ville. J'aime vraiment cette ville. J'ai l'impression de faire carrière dans une grande ville tout en vivant dans une petite communauté. Quand je sors de chez moi, peu importe où je vais, je m'attends toujours à croiser quelqu'un que je connais.»

«Ça me rappelle vaguement le Minnesota, là où je vis durant la saison morte.»

Smith à Binghamton

Erik Condra prend tellement de place dans la formation qu'il semble avoir devancé son bon copain Zack Smith dans l'échelle de profondeur de l'entraîneur Cameron.

Smith était prêt à revenir au jeu. Il a obtenu le feu vert des médecins.

Mal à l'aise, Cameron a confié mercredi aux médias qu'il ne se croyait pas capable de faire une place dans sa formation au combatif centre qui a passé les trois derniers mois sur la liste des blessés.

Pour gagner du temps, la direction des Sénateurs a renvoyé Smith à Binghamton, jeudi. Là-bas, le joueur de 26 ans pourra retrouver la forme.

Les Senators de la Ligue américaine disputeront trois matches, ce week-end. Ils accueilleront d'abord les Admirals de Norfolk, vendredi soir.

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