Les Sénateurs à deux points des séries

Les Sénateurs célèbrent après le but d'assurance marqué... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Les Sénateurs célèbrent après le but d'assurance marqué dans un filet désert par Kyle Turris.

Étienne Ranger, LeDroit

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La belle séquence d'Andrew Hammond a pris fin jeudi soir. Il a laissé passer quatre rondelles dans un match crucial contre les Bruins de Boston.

Vous croyez que ça le dérange?

«Du tout. Moi, la seule séquence qui m'importe, c'est la séquence victorieuse de mon équipe», a déclaré, après le match, le gardien qui continue de gagner quand même.

Le Hamburglar et les Sénateurs d'Ottawa ont malgré tout rempli leur mission, jeudi soir. Ils ont marqué plus de buts que leurs adversaires. Ils ont remporté le match le plus important de leur saison, 6-4.

Parce qu'ils ont terminé le travail en temps réglementaire, ils se retrouvent maintenant à deux petits points des séries éliminatoires.

«Mon discours n'a pas changé depuis des mois. Je n'ai pas cessé de dire qu'il fallait se rapprocher des séries avant le dernier droit. Dans les 10 derniers matches de la saison tout est possible», proclame l'auteur du but de la victoire, Bobby Ryan.

En battant Tuukka Rask en troisième période, le pilier de l'attaque a mis fin à une léthargie de six parties.

Kyle Turris a marqué le premier et le dernier but de la soirée.

Milan Michalek, David Legwand et Jean-Gabriel Pageau ont marqué les autres buts des Sénateurs.

Ryan Spooner, qui est originaire de Kanata, a connu un autre match de deux buts au Centre Canadian Tire.

Carl Soderberg, Torey Krug ont été les autres marqueurs dans cette soirée folle, folle, folle.

Départ étrange

On aurait du savoir, dès le départ, qu'il ne s'agirait pas d'un match comme tous les autres. Durant les hymnes nationaux, Hammond brillait par son absence. Il n'était pas devant son filet.

Il était rentré au vestiaire. Problème mineur avec un de ses patins, ont affirmé les porte-parole de l'équipe un peu plus tard.

Toujours est-il que le Burglar est arrivé sur la patinoire au pas de course juste avant la mise en jeu initiale.

Ses coéquipiers ont fait ce qu'ils devaient pour le mettre à l'aise. Dix-neuf secondes après le début de la rencontre, Turris a poussé la rondelle dans le filet de Rask.

Ça ne faisait que débuter.

Quatre minutes plus tard, ce sont les Bruins qui détenaient l'avance.

On dira que Hammond avait la vue voilée. Que les deux lancers qui ont trompé sa vigilance ont changé de trajectoire à la dernière seconde.

En fin de compte, le gardien des Sénateurs avait quand même laissé passer deux des quatre premiers tirs de la soirée. Il s'agissait officiellement de son pire début de match dans la Ligue nationale de hockey.

Dave Cameron a pris une décision semi-audacieuse en début de journée. Il avait décidé de réinsérer Eric Gryba dans sa formation débutante à la place de Jared Cowen.

Le défenseur droitier a été puni deux fois dans les deux premières périodes.

Sa deuxième punition est survenue au pire moment. Elle a permis aux Bruins d'obtenir une supériorité numérique de deux hommes d'une durée de 81 secondes.

Spooner en a profité pour marquer son deuxième but de la rencontre.

Ce but, bien qu'il n'était pas fatal, a fait mal à l'équipe locale qui se battait pour sa survie.

Une victoire aux frais de Hoffman

Dave Cameron a remporté son duel offensif contre Claude Julien en clouant au banc son meilleur buteur pendant une bonne partie de la soirée.

Mike Hoffman, qui n'avait pas marqué un seul but à ses cinq dernières parties, jouait sans doute de façon un peu trop imprudente au goût de son entraîneur. Vers la fin de la première période, il a été remplacé par Matt Puempel. «Le trio de Mika Zibanejad au grand complet se comportait de façon un peu trop risquée. Ses membres prenaient des risques inutiles lors de chacune de leurs présences sur la patinoire. J'ai voulu essayer autre chose. Puempel a davantage tendance à patiner en corridors, du nord au sud. Ça correspondait davantage à ce que je cherchais dans cette partie.»

Hoffman a refait surface au début de la troisième période. Il s'est retrouvé au sein du quatrième trio.

Dans sa conférence de presse d'après-match, Cameron a sagement choisi de ne pas jeter inutilement de l'huile sur le feu en critiquant individuellement son jeu. «Nous avons gagné le match. Donc, je suis satisfait du travail de tous mes joueurs.»

En l'absence de Hoffman, d'autres joueurs qui éprouvent du mal à marquer ont eu plus de glace. Curtis Lazar a raté un filet désert en toute fin de rencontre.

Ça n'a pas trop miné son moral. Après la joute, quand les fans jetaient des hamburgers sur la glace, il en a ramassé un. Il a pris une bonne bouchée.

«J'avais une petite fringale. J'ai saisi ma chance», a-t-il dit en souriant.

«Je suis quand même un peu déçu. Je cherche toujours mon jouet. Je croyais qu'il y en avait un dans chaque Joyeux festin», a complété le plus jeune des membres des Sénateurs.

Un petit quelque chose de Tim Thomas

Les journalistes de Boston comprennent fort bien leurs confrères d'Ottawa.

À Beantown, il y a une dizaine d'années, on assistait à l'envol d'un gardien de buts sorti de nulle part. Chaque soir, sur la galerie de la presse du TD Garden, on s'attendait à ce que Tim Thomas trébuche. Chaque soir, il continuait de gagner.

«Dans le vestiaire, personne ne doutait. En tous cas, si quelqu'un doutait, il doutait en silence», raconte Patrice Bergeron.

«Moi, en tous cas, je n'ai jamais douté de son talent. Je me souviens d'une fois où il était venu à notre camp d'entraînement avant de partir pour la Finlande. Je l'avais tout de suite trouvé bon. Comme tout le monde, j'avais été surpris par son style unique. Mais c'est sa combativité qui m'avait surtout marqué. Même durant les séances d'entraînement, il ne voulait jamais qu'on marque des buts à ses dépens.»

Quand il pense à Thomas et à Hammond, l'entraîneur-chef des Bruins, Claude Julien, se demande si d'autres gardiens de talent échappent aux éclaireurs. «Ça arrive. En tous cas, ça donne une belle leçon aux joueurs qui ont une chance de jouer au hockey. Il ne faut jamais abandonner», dit-il.

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