Tout simplement heureux de jouer

Andrew Hammond et Mark Stone ont très bien... (Associated Press)

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Andrew Hammond et Mark Stone ont très bien paru mardi dernier. Patrick Wiercioch aussi.

Associated Press

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Il y a d'abord eu le gros but égalisateur, marqué en deuxième période, contre un gardien en très grande forme. Puis, en prolongation, il y a eu cet important jeu défensif. Une descente à trois contre un freinée.

Pour n'importe quel défenseur, il y aurait de quoi être fier.

Pour Patrick Wiercioch, c'est encore mieux.

Il y a deux mois, le défenseur de 24 ans se demandait sérieusement s'il y avait un avenir pour lui à Ottawa. Il lui est même arrivé de se demander si un changement d'organisation ne pourrait pas lui être bénéfique.

«Je voulais juste obtenir une opportunité de jouer, si c'est ce que vous voulez savoir», a-t-il confié au représentant du Droit, mardi matin.

«Je n'ai jamais douté de mon attachement pour la ville d'Ottawa. J'ai toujours eu le plus grand respect pour les partisans des Sénateurs. Par-dessus tout, je suis attaché aux joueurs que je côtoie chaque jour dans le vestiaire de l'équipe. J'ai toujours cru que nous avions assez de talent pour gagner des matches de façon régulière...»

Wiercioch, le joueur que les Sénateurs ont repêché tout de suite après Erik Karlsson lors du repêchage de 2008, ne se contente pas d'un petit rôle dans les succès de son équipe.

Dave Cameron l'utilise dans le duo défensif numéro deux de l'équipe.

Soir après soir, il fait partie des quatre défenseurs qui passent le plus de temps sur la patinoire. On dirait bien qu'il a devancé Mark Borowiecki, Jared Cowen, Eric Gryba et Chris Phillips dans l'échiquier en l'espace de quelques semaines.

«Le plus difficile, c'est de mériter le droit de conserver cette place», de dire celui qui a raté une vingtaine de parties cette saison alors qu'il était en santé, apte à jouer.

«Pour jouer aussi souvent, il faut être capable de s'adapter à plusieurs situations. C'est un beau défi. Sur la route, par exemple, notre entraîneur n'a pas toujours la chance de nous opposer au trio qu'il voudrait. À Long Island, la semaine dernière, Cody Ceci et moi avons été confrontés à John Tavares pendant une bonne partie de la soirée. Nous avons relevé le défi. C'est quelque chose dont je suis plutôt fier», dit-il.

Lorsqu'il était considéré comme le défenseur numéro sept ou huit des Sénateurs, cet hiver, Wiercioch avait la chance d'être épaulé par un de ses grands copains.

Kyle Turris et lui se connaissent depuis l'enfance. À Ottawa comme à l'étranger, ils sont inséparables.

«Moi, je n'ai jamais douté du talent de Patty, fait Turris. Il est vraiment intelligent. Il est capable de vraiment très bien lire le jeu. C'est quelque chose que je sais depuis très longtemps.»

«Je me sentais mal pour lui et nous étions en contact constant durant les premiers mois de la saison. Mais je n'ai pas eu besoin de faire grand-chose pour l'aider à retrouver sa confiance. Patty, c'est un gars très intelligent. Il est capable de comprendre bien des choses tout seul.»

Bien en selle, Wiercioch a maintenant un dernier problème à régler.

Les Sénateurs l'ont repêché d'abord parce qu'il était capable de bien alimenter les attaquants. Il doit en principe produire pour conserver sa place dans l'alignement.

Il a inscrit quatre points à ses cinq dernières rencontres. C'est un bon point de départ. «Mais franchement, tout ce qui compte, en ce moment, c'est la victoire. Nous pourrions remporter tous nos matches 1-0 et je serais bien content. Mes coéquipiers aussi, d'ailleurs.»

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