Un entraîneur fier de ses troupes

Les Sénateurs revendiquent huit victoires à leurs 10... (Étienne Ranger, Archives LeDroit)

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Les Sénateurs revendiquent huit victoires à leurs 10 derniers matches. Mais ce n'est pas ce qui compte le plus aux yeux de leur entraîneur-chef, Dave Cameron.

Étienne Ranger, Archives LeDroit

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À la veille du match le plus important de la saison, Dave Cameron a donné congé à tout son monde. Il a profité du calme qui régnait au Centre Canadian Tire pour s'accorder un moment de réflexion aussi.

Les Sénateurs d'Ottawa, qu'on croyait destinés à terminer dans la cave du classement, ont subi seulement deux revers en temps réglementaire à leurs 14 dernières parties. S'ils signent une autre victoire sans avoir besoin de la prolongation, jeudi soir contre les Bruins de Boston, ils se retrouveront à deux petits points d'une place en séries éliminatoires.

Pour un entraîneur-chef recrue, il y a de quoi être fier.

«La plus grande source de fierté pour un entraîneur, c'est de voir ses joueurs se vider les tripes sur la patinoire. Ces temps-ci, mes joueurs se défoncent chaque soir. Donc, oui, je dirais que je suis fier», déclare-t-il.

Mais voilà. Malgré tout ce que les Sénateurs ont accompli de bon dernièrement, ils n'ont pas encore atteint leur objectif. Il reste 24 jours à la saison régulière. Durant cette période, l'équipe aura 13 matches à jouer.

«J'aurai une bonne conversation avec mes joueurs prochainement. Je leur parlerai de l'importance de la saison morte. L'été, pour un hockeyeur, c'est la période où il faut recharger ses batteries. À cette période de l'année, les joueurs n'ont jamais le temps de se recharger. Dans le dernier droit, il faut vider ses batteries.»

Gros match

À commencer par jeudi soir.

La semaine dernière, les Sénateurs ont obtenu une première chance de se rapprocher des Bruins.

Ils se trouvaient alors à cinq points de l'équipe qu'ils pourchassent. Ils ont sauté sur la patinoire en début de soirée avec l'ambition de se rapprocher à trois points. Ils ont figé. À la fin de la partie, ils se trouvaient plutôt à sept points de Boston.

Comment éviter que le scénario se répète?

«On ne peut pas empêcher une équipe de ressentir de la pression, dit Cameron. La pression, il faut vivre avec. C'est comme ça qu'une équipe s'améliore.»

«Nous ne pouvons pas simuler des situations de forte pression à l'entraînement. La pression, il faut l'expérimenter durant des matches. Est-ce que la pression sera de nouveau au rendez-vous dans notre prochain match? C'est évident. Mais ce sera un gros match pour les deux équipes. Il y aura de la pression sur les Bruins aussi.»

À leur portée

Depuis leur victoire du mardi 10 mars à Ottawa, les Bruins n'ont pas été excessivement dominants. Ils ont signé deux victoires, ont une en prolongation. Ils ont encaissé deux revers par la suite. Ils ont d'abord plié l'échine devant les Capitals de Washington, une autre formation qui se bat pour sa survie ces temps-ci.

Ils ont ensuite été battus en tirs de barrage contre les Sabres de Buffalo, risée de toute la Ligue nationale de hockey.

Clairement, il y a moyen de les battre.

«Nous aurions facilement pu les battre la dernière fois», croit Cameron.

«Nous avons eu de belles opportunités, mais nous avons raté nos chances. Nous avons frappé des poteaux», souligne-t-il.

«Des fois, la rondelle frappe le poteau et se retrouve dans le fond du filet quand même. Des fois, elle frappe le poteau et demeure à l'extérieur du filet. Nous n'avons pas beaucoup de contrôle là-dessus.»

«La seule chose que nous pouvons contrôler, c'est l'effort que nous pouvons offrir chaque soir.»

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