Craig Anderson blessé

Craig Anderson... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Craig Anderson

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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(RALEIGH) Craig Anderson est de retour à l'infirmerie. C'est sa main droite, encore. Sa main droite l'embête depuis maintenant deux mois.

C'est à peu près tout ce qu'on sait à son sujet.

En tant qu'entraîneur-chef, Dave Cameron est un peu le porte-parole des Sénateurs dans les dossiers qui touchent la santé des joueurs. Il n'avait pas grand-chose à dire au sujet de son vétéran gardien, hier.

«Tout ce que je sais, c'est que son état s'est détérioré récemment», a-t-il déclaré.

On lui a demandé où et quand Anderson avait bien pu aggraver son cas, étant donné qu'il n'a pas joué depuis une bonne semaine. «Je ne sais pas», a-t-il répondu.

Dans le passé, Anderson a maintenu qu'il avait simplement besoin de temps. La donne a-t-elle changé? Aura-t-il éventuellement besoin d'une intervention chirurgicale? «Aucune idée. Son état s'est détérioré. C'est vraiment tout ce que je sais», se défend Cameron.

En Floride, en marge de la rencontre des directeurs généraux de la LNH, Bryan Murray a laissé entendre qu'il devrait s'absenter pendant une autre semaine. Au moins.

Anderson n'a même pas fait le voyage à Raleigh. Rappelé d'urgence du club affilié aux Sénateurs dans la Ligue East Coast, les IceMen d'Evansville, Chris Driedger a secondé Andrew Hammond hier soir.

Son absence n'est pas passée inaperçue. Dans le vestiaire, on peut encore trouver des joueurs qui ont de l'estime pour le gardien de buts numéro un.

«C'est une situation difficile», convient un des bons amis d'Anderson, Bobby Ryan.

«J'avais l'impression qu'Andy venait de faire un pas vers l'avant. Il faut croire qu'il en a plutôt fait deux vers l'arrière. Un gardien d'expérience, c'est toujours bien utile dans un alignement. Croyez-le ou non, Hammond s'appuyait beaucoup sur lui dernièrement. Andy aide beaucoup notre équipe, même quand il n'est pas devant son filet.»

Les joueurs sont bien conscients que certains partisans commencent à perdre espoir. Dans les quatre dernières années, Anderson a effectué cinq séjours sur la liste des blessés. Selon nos calculs, ses bobos l'ont contraint à rater 61 parties.

«Moi, en tout cas, je ne remets pas en question sa volonté de jouer», s'insurge Marc Méthot.

Le défenseur franco-ontarien a lui aussi effectué un séjour prolongé sur la liste des blessés à l'automne. «C'est pourquoi je sympathise avec lui. C'est une situation frustrante. Je ne connais pas un seul joueur de hockey qui souhaite rater ne serait-ce qu'un seul match», assure-t-il.

Méthot ne conserve vraiment pas de bons souvenirs de cet automne.

«Un joueur blessé à long terme a pratiquement l'impression de ne plus appartenir à son équipe. Sa routine est différente. Il a un horaire d'entraînement bien à lui. Il est presque toujours à l'écart du groupe. Ce n'est vraiment pas agréable. Je ne connais pas un seul athlète qui veut vivre une situation comme celle-là.»

Les joueurs à qui nous avons parlé hier comprennent le caractère unique de la position à laquelle évolue Anderson.

«Je ne peux pas parler du cas d'Andy, mais je sais que les gardiens ont besoin de se sentir parfaitement à l'aise mentalement. Le travail du gardien est d'abord mental. Un gardien qui ne se sent pas bien physiquement peut difficilement être à l'aise mentalement. Quand Andy se sentira prêt à reprendre son poste, nous serons heureux de l'accueillir», assure Méthot.

Un gardien souvent blessé

FÉVRIER 2012: accident de cuisine (12 matches ratés)

Dans la nuit du 22 au 23 février, après avoir vaincu les Capitals de Washington, Anderson est victime d'un accident de cuisine. Il se coupe un tendon de la main droite. Il ratera un mois de travail.

FÉVRIER 2013: la première collision (19 matches ratés)

En troisième période d'un match contre les Rangers de New York, Chris Kreider fonce vers le filet des Sénateurs. Anderson chute et se tord une cheville. Il quitte la patinoire en se tordant de douleur.

NOVEMBRE 2013: la deuxième collision (3 matches ratés)

Contre les Stars de Dallas, c'est le jeune Valeri Nichushkine qui fonce dans Anderson. Le gardien se relève, groggy. Il se plaint de raideurs au cou. Il reviendra au jeu assez rapidement, cette fois.

JANVIER 2015: le lancer sur la main (7 matches ratés)

Contre les Stars de Dallas, c'est le jeune Valeri Nichushkine qui fonce dans Anderson. Le gardien se relève, groggy. Il se plaint de raideurs au cou. Il reviendra au jeu assez rapidement, cette fois.

MARS 2015: la collision d'un coéquipier (20 matches ratés)

Dans le dernier match avant la pause du Match des étoiles, Anderson bloque un lancer de trop avec son bloqueur. Deux mois plus tard, cette blessure n'est pas encore totalement guérie.

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