Andrew Hammond: un gardien béni

Andrew Hammond.... (La Presse Canadienne)

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Andrew Hammond.

La Presse Canadienne

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Impossible pour Dave Cameron d'échapper au Hamburglar. Peu importe où il va, l'entraîneur-chef des Sénateurs doit s'attendre à croiser quelqu'un qui va lui parler de son gardien recrue.

Il n'est même plus tranquille quand il se rend à l'église.

«J'y suis justement allé samedi. Je n'avais pas eu le temps de franchir le seuil de la porte que notre curé me courait après. Il voulait me dire que je devais absolument faire jouer le jeune», a raconté Cameron, hier matin.

Cameron a remercié l'homme à la soutane. Il est allé se recueillir en réfléchissant à ce qui venait de se produire.

«J'imagine que je n'ai pas le choix de tout miser sur Andrew maintenant», a-t-il conclu.

«J'espère simplement que cette histoire ne se rendra pas jusqu'aux oreilles de son agent. Pouvez-vous imaginer le pouvoir de négociation que cela lui procurerait? Hammond a le Bon Dieu de son côté! Cela pourrait lui permettre de signer le plus gros contrat de l'histoire d'Ottawa», a-t-il complété, provoquant l'hilarité générale dans la petite salle des conférences de presse, qui était bondée de journalistes à quelques heures du match opposant les Sénateurs aux Flyers.

Un jour, dans pas trop longtemps, la situation contractuelle d'Andrew Hammond ne fera plus rire personne chez les Sénateurs.

Son nom vient s'ajouter à la liste déjà passablement longue des joueurs autonomes avec compensation de l'été 2015.

Bryan Murray, Pierre Dorion et Randy Lee devaient déjà s'asseoir ensemble pour discuter des augmentations salariales qu'il fallait accorder aux jeunes piliers que sont Mike Hoffman, Mark Stone et Mika Zibanejad.

Ils devaient aussi en profiter pour discuter du statut de Jean-Gabriel Pageau. Avec son jeu cette saison, le Gatinois a-t-il mérité un contrat à sens unique?

Le trio de direction devra également décider du statut futur du gardien qui a permis à l'équipe de reprendre vie en deuxième moitié de saison.

Mais ce sera un dossier pour un autre jour. Quand Cameron se préoccupe de Hammond, il pense à court terme.

Les Sénateurs complètent leur séquence avec une éreintante séquence de 22 parties en 40 jours. Même s'il continue à gagner, le Hamburglar ne pourra pas jouer chaque soir. Il aura éventuellement besoin de repos.

«Les décisions que je prends ne sont pas uniquement liées aux résultats. Il y a plusieurs autres facteurs à considérer. Il faut penser aux blessures, au calendrier. Il faut bien s'assurer de ne pas surtaxer nos joueurs. Il ne faut pas non plus traiter les vétérans et les jeunes de la même façon...»

Ignorer les journalistes

Tôt ou tard, Craig Anderson retrouvera donc son filet.

Dave Cameron n'est pas la seule personne qui entend beaucoup parler de Hammond ces jours-ci. Même dans le vestiaire des Flyers, hier, son nom était sur toutes les lèvres.

«Il a piqué ma curiosité. Il a piqué la curiosité de tout le monde à travers la Ligue nationale de hockey», affirme Ray Emery.

Il était dans les souliers de Hammond il y a environ 10 ans. Au début de sa carrière, durant la saison 2005-06, il a établi un record de la LNH en débutant sa carrière en signant neuf victoires consécutives.

Il a d'ailleurs un conseil à donner à quiconque, comme Hammond, souhaitant connaître une belle et longue carrière.

«Il faut éviter le plus possible de lire les journaux», de dire celui qui a été impliqué dans plus d'un scandale durant son séjour à Ottawa.

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