Pageau à Ottawa pour y rester

Jean-Gabriel Pageau.... (Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit)

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Jean-Gabriel Pageau.

Simon Séguin-Bertrand, Archives LeDroit

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Jean-Gabriel Pageau peut dormir sur ses deux oreilles. Il ne retournera pas à Binghamton.

Pas cette saison, du moins.

Dans la dernière semaine, le centre hullois a reçu la lettre que toutes les recrues des Sénateurs convoitent. Cette lettre donne à un joueur le droit de se dénicher un domicile permanent à Ottawa.

Dans le cas de Pageau, la recherche ne sera pas bien longue. Il est déjà propriétaire d'une maison dans sa région natale.

«C'est quand même une bonne nouvelle. Ça fait un stress de moins à porter», confie celui qui a passé trois années à faire la navette entre la LNH et la Ligue américaine.

«En même temps, je ne peux pas me permettre de baisser les bras. C'est vraiment juste pour cette année», ajoute-t-il.

«C'est quand même une bonne nouvelle. Ça fait un stress de moins à porter.»

- Jean-Gabriel Pageau

Pageau aura une toute dernière étape à franchir, dans les prochains mois, avant de se considérer comme un joueur des majeures à part entière.

S'il parvient à soutirer un contrat à sens unique à la direction l'été prochain, il pourra faire ses adieux à Binghamton.

«Pour l'instant, je veux me concentrer uniquement sur nos victoires. Aider l'équipe à gagner, ça ne peut être que positif pour moi. Cet été, j'essaierai d'aller chercher le gros contrat avec mon agent.»

En attaquant le dernier droit, Pageau a l'avantage de comprendre son rôle avec les Sénateurs. «Je dois emmener de l'énergie. Compléter mes mises en échec. Faire les choses simplement. Gagner mes mises en jeu. Je me concentre là-dessus et ça fonctionne présentement.»

Il a également la chance de connaître ses partenaires de trio. Depuis environ deux mois, il patine entre Curtis Lazar et Erik Condra.

Un trio fiable

Dave Cameron a récemment baptisé ce trio. Pageau dirige désormais la «Grunt Line». Belle façon de vanter la persévérance et la force de caractère de ses trois membres.

«Ils remplissent toutes leurs missions correctement», disait encore Cameron après le match de dimanche.

«Tous les entraîneurs aimeraient miser sur un trio de la sorte. Ils sont vraiment solides quand ils n'ont pas le contrôle de la rondelle. Ils m'aident vraiment à contrôler mes match-ups. Parfois, avec les attaques massives et les infériorités numériques qui viennent bouleverser le cours d'un match, un entraîneur peut perdre le contrôle. Ici, à Ottawa, je sais que je peux opposer le trio de Pageau à n'importe quel trio adverse. Ce trio peut fort bien rivaliser avec les trios les plus énergiques. Il peut aussi se défendre contre les joueurs de finesse. Les trois membres de ce trio jouent de la même façon. Les trois ont un Q.I. de hockey très élevé», explique-t-il.

En plus, dernièrement, la «Grunt Line» contribue aux succès de l'équipe à l'attaque.

Pageau a récolté trois points à ses quatre dernières rencontres.

Condra a récemment atteint un nouveau sommet dans la LNH en marquant son neuvième but de la saison.

Lazar, le cadet, traîne un peu de la patte. Il est assuré depuis un bout de temps de finir l'année dans la capitale. Il n'a pas besoin d'éplucher les petites annonces à la recherche d'un logis, il squatte le sous-sol de son coéquipier blessé Chris Phillips.

Il n'a cependant pas touché la cible à ses neuf dernières parties.

«Je suis pourtant en pleine confiance, dit le gamin. Tout fonctionne à mon goût sur la patinoire... sauf peut-être pour la finition. J'utilise bien mes jambes. J'attaque les rondelles correctement. Elles vont bien finir par rouler pour moi.»

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