La victoire des jeunes

Erik Karlsson a joué un grand rôle dans... (Eric Bolte, USA TODAY Sports)

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Erik Karlsson a joué un grand rôle dans la victoire avec deux buts et une passe.

Eric Bolte, USA TODAY Sports

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(Montréal) On pourrait penser que le Canadien de Montréal a encore perdu un match contre une équipe moribonde.

On pourrait aussi rendre hommage aux jeunes joueurs des Sénateurs d'Ottawa, qui sont revenus de l'arrière dans les 40 dernières minutes de la soirée pour vaincre une des formations de pointe de la Ligue nationale de hockey.

Parce que la victoire de 5-2 signée jeudi soir au Centre Bell, c'est un peu celle des joueurs inexpérimentés.

À commencer par le Hamburglar, Andrew Hammond, qui a réussi à limiter les équipes adverses à deux buts ou moins dans les neuf dernières rencontres. Sa fiche cette saison demeure quasi parfaite: 8-0-1.

Le capitaine Erik Karlsson a joué un grand rôle dans la victoire. Il a connu son deuxième match de deux buts de la saison.

Mais c'est aussi la victoire de Mark Stone, l'auteur du but victorieux. Son deuxième but victorieux consécutif contre le Canadien.

«Ce n'est pas tant un gros but pour moi. C'est un gros but pour l'équipe. Nous avions besoin de cette victoire», a déclaré celui qui a marqué neuf de ses 17 buts cette saison durant la troisième période.

Les Sénateurs n'ont pas gagné de terrain avec cette victoire. Les Bruins de Boston jouaient aussi, jeudi soir. Ils ont battu le Lightning de Tampa Bay.

Jean-Gabriel Pageau a encore une fois trouvé un moyen de faire mal aux Montréalais. Il a préparé le but égalisateur de son ailier Erik Condra vers la fin de la deuxième période.

Stone a marqué son but gagnant en supériorité numérique... parce que Plekanec a fait trébucher le Gatinois au tout début du troisième tiers.

«Je suis toujours motivé contre le Canadien. Mes amis sont presque tous des partisans du Canadien. Je suis toujours content de battre leur équipe», a-t-il dit.

Hammond quasi parfait

Un joueur d'expérience, Marc Méthot, a complété la marque en fin de partie. C'était son premier but de la saison.

C'était la cinquième fois seulement, en 2015, que le candidat au trophée Hart Carey Price allouait plus de trois buts dans un match.

Quand le CH a pris les devants par deux buts dans la première moitié de la première période, certains ont cru que le Hamburglar avait finalement rencontré son Waterloo, sur la patinoire du Centre Bell.

Brisé, cassé, terminé, a-t-on pu lire dans les réseaux sociaux.

Ces experts l'ont peut-être enterré un petit peu trop vite.

La vérité, c'est que Hammond avait été battu deux fois par un des meilleurs franc-tireurs de la LNH.

Max Pacioretty, le tortionnaire des Sénateurs, a frappé deux fois.

Il a marqué son deuxième but sur une échappée. Classique. On s'explique mal comment ce patineur moyen parvient à s'échapper chaque fois quand il joue contre Ottawa. C'est pourtant immanquable.

Il a marqué son premier but de façon un peu plus subtile. Vers la fin d'une supériorité numérique de quatre minutes, il a fait dévier un lancer frappé de la pointe de P.K. Subban.

C'était un tir ultra-puissant qui aurait sans doute permis à Subban de battre Zdeno Chara au concours d'habiletés des étoiles de la LNH.

Il a finalement stoppé 23 lancers dans cette rencontre.

Hammond n'a pas eu à voler le match

Andrew Hammond a volé quelques matches dans le dernier mois.

Jeudi, pour la première fois, il a reconnu que ce sont ses coéquipiers qui lui ont donné une victoire.

«Nous n'avons pas eu besoin de grands discours au premier entracte. Nous avons juste parlé de l'importance de marquer le prochain but. Ça nous prenait un but. Personne n'était nerveux. On savait qu'il nous restait beaucoup de temps», a-t-il déclaré après le match.

Hammond aurait pu être rouillé en début de partie. Ça pourrait expliquer son lent départ, sa chute bizarre derrière son filet.

«Non, non. Je me sentais bien. Six jours sans jouer, ce n'est vraiment pas la fin du monde. J'ai déjà réchauffé le banc pendant de bien plus longues périodes.»

Hammond a surtout rendu hommage à son capitaine. «Je suis devant mon filet, il est à côté de moi avec la rondelle. Je cligne des yeux et il est disparu. Il est déjà en zone centrale avec la rondelle. Je cligne des yeux une deuxième fois, je le retrouve en zone adverse. Je n'ai jamais vu un joueur aussi rapide que lui.»

Hammond est bien conscient qu'il connaît une séquence rêvée, avec neuf matches consécutifs sans allouer plus de deux buts à l'adversaire. «Mais je ne veux pas trop y penser. Je veux y aller un match à la fois.»

Mark Borowiecki a fait peur à ses coéquipiers au troisième tiers. Il a reçu une rondelle en plein visage. Il est rentré au vestiaire au pas de course.

Il est revenu au jeu un peu plus tard avec une cicatrice écarlate sur la joue gauche. Il est content. Il ne semble pas y avoir de fracture de la mâchoire.

«Je suis un peu moins beau qu'avant, mais ce n'est pas grave. Je suis déjà fiancé. Elle ne peut plus se sauver maintenant», rigole-t-il.

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