Regard serein vers l'horizon pour Méthot

«Ça peut arriver. Ce ne serait pas une... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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«Ça peut arriver. Ce ne serait pas une première dans le monde du hockey. Ce ne serait certainement pas une première dans la Ligue nationale. Juste parce que c'est possible, nous n'avons pas le choix de continuer», soutient Marc Méthot au sujet du miracle dont aura besoin lui et ses coéquipiers pour espérer participer aux séries éliminatoires.

Patrick Woodbury, LeDroit

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(Montréal) Marc Méthot a traîné longtemps dans le vestiaire des Sénateurs d'Ottawa, après la défaite de mardi. Le défenseur franco-ontarien n'a jamais été très bon dans l'art de masquer ses émotions. Il était visiblement déçu.

Comme bien des gens, il commençait sérieusement à croire que son équipe avait des chances de participer aux séries éliminatoires.

«On ne sait jamais», a-t-il déclaré.

Il essayait de se convaincre que tout n'est pas terminé. Avec un écart de sept points à combler et seulement 17 parties à jouer en saison régulière, Méthot et ses coéquipiers auraient besoin d'un miracle.

«Ça peut arriver, assure Méthot. Ce ne serait pas une première dans le monde du hockey. Ce ne serait certainement pas une première dans la Ligue nationale. Juste parce que c'est possible, nous n'avons pas le choix de continuer. Il faut continuer, il faut surtout conserver une attitude positive. Ce ne sera pas facile, mais nous n'avons pas le choix. Nous devons continuer.»

Méthot dit tout cela parce qu'il n'a pas vraiment le choix.

Il dit cela, aussi, parce que la récente séquence de son équipe l'a un peu surpris. Il savait que les Sénateurs n'étaient pas à leur place dans la cave du classement, mais il ne se doutait pas qu'elle était capable de connaître une longue séquence victorieuse comme celle qui vient de prendre fin.

Avant de s'incliner devant les Bruins, les Sénateurs ont compilé une fiche de 10-1-2 entre le 10 février et le 8 mars.

«Je dois être honnête avec vous. Je ne croyais pas que nous pouvions connaître une séquence comme celle-là. C'est le voyage sur la côte ouest qui m'a vraiment impressionné. Je ne crois pas que les gens réalisent pleinement à quel point il s'agissait d'un voyage difficile. En Californie, nous avons gagné un match, un deuxième match et un troisième match. Ça donne à réfléchir. Si nous avons pu entreprendre une grosse séquence victorieuse là-bas, contre des équipes aussi bonnes, je ne vois pas pourquoi nous ne pourrions pas recommencer à gagner prochainement.»

La prochaine opportunité de lancer une séquence victorieuse, c'est maintenant. Les Sénateurs viennent d'entreprendre un très court voyage. Ils rendront jeudi soir visite au Canadien de Montréal. Vendredi, ils effectueront leur dernière visite au vétuste Nassau Coliseum. Les Islanders de New York y complètent leur dernière saison, tout en planifiant leur déménagement à Brooklyn l'automne prochain.

Avenir radieux

Méthot a signé une prolongation de contrat de quatre ans le mois dernier, principalement parce qu'il souhaitait poursuivre sa carrière dans sa ville natale.

«Mais gagner des matches, c'est aussi important. À mon âge, je dois y penser. J'ai 29 ans. Je dois faire partie d'une formation qui s'en va quelque part. Avec les Sénateurs, je me dis que même si je ne gagne pas cette année, j'aurai toujours la chance de gagner l'an prochain.»

«Le futur de notre organisation, c'est super motivant.»

Face aux Bruins, mardi, Méthot a disputé son 425e match dans la LNH.

En l'absence du vétéran Chris Phillips, il est le membre le plus expérimenté de la brigade défensive d'Ottawa.

Erik Karlsson n'est pas trop loin derrière. Il devrait franchir le plateau des 400 parties au tout début de la saison prochaine.

Les quatre autres défenseurs qui ont affronté les Bruins comptaient moins de 200 parties dans la grande ligue.

«On ne parle pas souvent d'eux, mais ils jouent vraiment super bien. Il n'est vraiment pas facile pour un jeune défenseur de faire sa place dans la LNH. Je parle d'expérience. Passer des rangs juniors à la LNH, c'est un gros step. Passer de la Ligue américaine à la LNH, c'est un gros step! Il n'est pas facile pour un jeune défenseur de gagner en confiance. Nos jeunes défenseurs jouent tous avec beaucoup de confiance.»

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