Peut-être le revers de trop

Craig Anderson en a plus plein les bras,... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Craig Anderson en a plus plein les bras, laissant passer trois rondelles derrière lui lors de cet important duel disputé au Centre Canadian Tire.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Le sort en est -- probablement -- jeté.

Les Sénateurs d'Ottawa devaient absolument gagner cette partie. Peu importe ce que prétendait leur entraîneur-chef Dave Cameron, il s'agissait du match le plus important de la saison 2014-15.

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Les Sénateurs n'ont pas gagné. Ils n'ont même pas réussi à sauver un point en s'inclinant en prolongation.

Ils ont été défaits 3-1 par les Bruins de Boston.

Ce premier revers encaissé en temps réglementaire en 10 parties pourrait être celui qui les empêchera de prendre part aux séries éliminatoires de la coupe Stanley.

Mathématiquement, les Sénateurs ne sont pas morts. Ils pourraient se remettre à coller les victoires, entreprendre une nouvelle séquence victorieuse demain soir à Montréal. 

Les Bruins n'ont pas le calendrier le plus facile. Le Lightning de Tampa Bay, les Penguins de Pittsburgh et les Capitals de Washington seront leurs prochains adversaires. Ils pourraient bien échapper quelques parties.

C'est justement ça, le problème.

Avec une victoire en temps réglementaire, hier, les Sénateurs auraient pu se rapprocher à trois points des Bruins et du huitième rang au classement de l'Association Est.

À la suite de la défaite de mardi soir, ils se retrouvent maintenant à sept points de leur objectif.

«Notre saison n'est pas finie, assure Kyle Turris. Il y a trois semaines, tout le monde croyait que nous étions foutus. Nous avons réussi à confondre tous ces sceptiques. En travaillant très fort, nous pouvons réduire l'écart une fois de plus.»

Pour qu'il y ait du hockey de printemps au Centre Canadian Tire cette année, il faudra un petit miracle.

C'est justement le problème. À cette période de l'année, le petit Jésus est certainement occupé ailleurs...

Les Sénateurs contrôlaient clairement leur destinée, mardi soir.

Comment expliquer leur déconfiture, alors?

Le choix du gardien? Craig Anderson a laissé passer trois rondelles. Ryan Spooner l'a déjoué à deux reprises. Loui Eriksson a inscrit l'autre but des Bruins.

Un ou deux gros arrêts de plus auraient pu faire une différence. On doute cependant que les arrêts auraient fait toute la différence.

Claude Julien ne s'était clairement pas trompé, lui.

Il avait fait confiance à son titulaire incontesté,  Tuukka Rask. Le Finlandais célébrait hier soir à Ottawa son 28e anniversaire de naissance.

Il a reçu au moins deux cadeaux. Mike Hoffman et Erik Condra ont décoché de bons lancers qui ont frappé ses poteaux.

La plupart du temps, Rask a lui-même fait sa chance. Il a réussi 39 arrêts dans cette rencontre. Les plus difficiles ont été réalisés dans la deuxième portion de la soirée, quand ses adversaires ont finalement décidé d'ouvrir la machine.

Matt Puempel lui a volé son jeu blanc en troisième période. Ce fut son premier but dans la LNH.

Les Sénateurs ont peut-être perdu cette rencontre en début de soirée. Anderson disait que les Sénateurs n'avaient pas de pression. Qu'ils avaient tout à gagner alors que les Bruins avaient tout à perdre.

Pour une équipe qui jouait sans pression, les Sénateurs avaient l'air bien timides en début de soirée.

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