Anderson impatient de renouer avec l'action

Craig Anderson... (Patrick Woodbury, Archives Le Droit)

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Craig Anderson

Patrick Woodbury, Archives Le Droit

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«Ça me tue de ne pas jouer. Je suis un spectateur. Je ne suis pas là pour aider les gars. Vraiment, c'est terrible.»

Craig Anderson était émotif lorsqu'il s'est adressé aux représentants des médias, en fin de matinée, vendredi.

Certains confrères ont cru qu'il pleurait. Ça n'a pas été prouvé, ni confirmé.

Reste qu'on l'avait rarement - peut-être même jamais - vu comme ça.

En début de semaine, le gardien de buts d'expérience semblait de bonne humeur. Il se sentait près d'un retour au jeu, mais il était prêt à patienter un peu plus longtemps. Il comprenait parfaitement ses entraîneurs de tout miser sur Andrew Hammond, qui avait été tout simplement étincelant en Californie.

Le ton a visiblement changé.

Une blessure persistante

À Winnipeg, mercredi, Anderson s'est retiré à la dernière minute d'un match qu'il devait jouer. Il pensait à sa main droite, pas totalement guérie, en se disant qu'elle ne lui permettrait pas de survivre à un match complet de 60 minutes.

Cette blessure lui cause toujours bien des tracas. Lorsqu'il s'est réveillé avec de la douleur, le 22 janvier dernier, on lui assurait que ce n'était pas trop sérieux.

Quarante-trois jours plus tard, il est toujours sur la touche. Vendredi soir, quand il s'est assis derrière le banc, il s'attendait à jouer les spectateurs dans un 17e match consécutif.

Il pourrait venir en relève et stopper quelques rondelles pendant quelques minutes. Rien de plus.

«Hammer a très bien joué durant mon absence. L'équipe a très bien joué durant mon absence. Quand je vous ai parlé l'autre jour, j'étais convaincu qu'il était dans le meilleur intérêt de l'équipe de continuer à miser sur lui. Je suis quand même frustré de ne pas jouer. Ça me fait vraiment mal de ne pas jouer. Je fais tout ce que je peux pour reprendre mon poste. Frustration est vraiment le mot le plus précis pour décrire mes états d'âme à l'heure actuelle. Je ne me sens tout simplement pas aussi bien que je voudrais.»

Lehner loin d'un retour

Il faut donc comprendre que les Sénateurs vont avoir besoin d'Andrew Hammond pendant un petit bout de temps, encore.

On vous rappelle que l'autre gardien régulier de l'organisation, Robin Lehner, est aussi au repos forcé.

«Je ne crois pas qu'il ait beaucoup progressé récemment», a simplement répondu Dave Cameron, vendredi matin, quand on lui a demandé des nouvelles du gardien suédois.

Une quinzaine de minutes plus tard, on a croisé Lehner alors qu'il s'apprêtait à quitter le Centre Canadian Tire. Il était bourru, comme à son habitude. Il portait aussi des verres fumés très foncés à l'intérieur. Impossible de voir ses yeux.

Si la lumière produite par les tubes fluorescents lui donne des maux de tête, il est permis de croire que sa commotion cérébrale est assez sérieuse.

Lehner s'est infligé cette blessure lors du match du 16 février, contre les Hurricanes de la Caroline. Il n'a toujours pas chaussé les patins, depuis.

Lehner s'est blessé dans le match contre les Hurricanes, mais c'est une rude collision avec son propre coéquipier Clarke MacArthur qui l'a mené à l'infirmerie.

MacArthur soigne aussi, depuis, une commotion cérébrale.

«Je lui ai parlé ce matin. Je l'ai vu. Il se sent un peu mieux, mais ce n'est toujours pas la grande forme. Il ressent toujours des symptômes», dit Cameron.

Les vétérans Chris Neil et Chris Phillips n'ont toujours pas recommencé à s'entraîner avec leurs coéquipiers.

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