Hammond dans l'ombre de son parcours

Andrew Hammond attendait d'évoluer dans une grande ligue... (Chris Carlson, Associated Press)

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Andrew Hammond attendait d'évoluer dans une grande ligue pour réaliser son plein potentiel.

Chris Carlson, Associated Press

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Personne n'aurait pu imaginer qu'Andrew Hammond connaîtrait une telle semaine.

Personne n'aurait pu s'imaginer que cet éternel négligé signerait quatre victoires à ses quatre premiers départs dans la Ligue nationale de hockey tout en allouant seulement trois buts. Personne n'aurait cru qu'il signerait, coup sur coup, des blanchissages contre les Ducks d'Anaheim et les Kings de Los Angeles.

Personne.

Même les gens qui le connaissent le mieux et qui le côtoient depuis longtemps n'en reviennent pas.

«Je suis très fier de ce qu'il a réussi à faire... Mais je dois être honnête. Ça me surprend un peu», déclare Chris Bergeron au bout du fil.

L'entraîneur de carrière nous appelle depuis Toledo, en Ohio. Là-bas, il dirige l'équipe de hockey de l'Université Bowling Green State.

Pendant trois saisons, entre 2010 et 2013, Hammond a été son homme de confiance. Il continuait de l'envoyer devant le filet, soir après soir, même si ses statistiques n'étaient pas exceptionnelles.

Durant ces trois années, il a conservé une fiche de 30-56-11.

«Il était notre meilleur joueur. Grâce à lui, notre équipe a excédé les attentes. Ça vous en dit long sur le genre d'équipe que nous formions durant cette période...»

M. Bergeron sort alors une grosse vérité sur Hammond. Le genre d'information qui pourrait expliquer, en partie, ce qui lui permet de prendre le monde du hockey par surprise aujourd'hui. «Andrew n'a jamais eu la chance de jouer pour une très bonne équipe.»

Même dans la LNH, le gardien de 27 ans ne se retrouve pas devant le filet d'une superpuissance. Les Sénateurs se sont réveillés vendredi matin à cinq points d'une place en séries. Pour ainsi se rapprocher du seuil de la respectabilité, ils ont été obligés de conserver une fiche de 6-1-1 au cours des quatre dernières semaines. C'est dire à quel point ils partent de loin.

Le héros des derniers jours parvient à garder les pieds sur terre. «Je ne vais pas commencer à me prendre pour Carey Price. Je sais que j'ai encore beaucoup de chemin à parcourir. J'essaie juste de profiter du moment. Je me laisse porter par la vague», a-t-il déclaré aux journalistes qui ont fait le voyage sur la côte ouest américaine.

On verra bien ce que le prochain jour lui réserve.

Record en vue

On peut présumer que son entraîneur actuel, Dave Cameron, lui donnera la chance de compléter sa virée californienne en lui offrant la chance d'affronter les Sharks de San José, samedi soir, au SAP Center.

Un record sera alors à sa portée. Il n'a pas alloué un seul but dans les 172:22 dernières minutes de jeu. Le record d'équipe à Ottawa, établi par Patrick Lalime en 2003, est de 184:06 minutes sans but.

Chris Bergeron est surpris de voir Hammond connaître autant de succès. Il sait pourtant qu'il est capable de briller dans des situations où la pression est forte.

Durant les séries éliminatoires de la conférence universitaire CCHA, en 2012, les Eagles, club de 11e position, avaient éliminé deux équipes de pointe avant de s'incliner en demi-finale.

«Il avait été tout simplement exceptionnel pendant une période de trois semaines. Même s'il était crevé, il avait tenu le fort. Il avait rendu de précieux services à notre programme universitaire», dit l'entraîneur de Bowling Green State.

«Andrew est très fort physiquement. Il est habile avec la rondelle. Il est très mature. On verra bien où ça va le mener.»

«On aime ça, jouer pour un gars comme ça» - Marc Méthot

Ses coéquipiers l'appellent «Hammburglar». Ce surnom rend hommage au personnage qui apparaissait dans les publicités télévisées des restaurants McDonald's, durant les années 1970 et 1980.

Alex Chiasson a trouvé un autre surnom pour Andrew Hammond.

«Je l'appelle Ken Dryden. C'est incroyable ce qui lui arrive présentement. Je suis convaincu qu'il se surprend lui-même. Il vient d'affronter deux des meilleures équipes de la ligue et il a signé deux blanchissages», a déclaré l'ailier québécois, après le match de jeudi, devant la caméra de Sens TV.

Dans le vestiaire, le Québécois n'était pas le seul joueur à se réjouir pour son gardien.

«On aime ça, jouer pour un gars comme ça. On dirait qu'il se trouve toujours au bon endroit, au bon moment. Ça lui permet de multiplier les gros arrêts. Il se bagarre constamment dans le but de stopper le prochain tir. En tant que défenseur, j'ai toujours le goût d'aller un peu plus loin pour aider des gars comme ça», a indiqué Marc Méthot.

Après leur victoire contre les Kings. les Sénateurs ont obtenu une bonne nouvelle. L'entraîneur-chef Dave Cameron a décidé d'annuler la séance d'entraînement qui était prévue vendredi, à San José.

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