Le grand défi californien

Bobby Ryan l'avoue sans détour: le voyage en... (Patrick Woodbury, LeDroit)

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Bobby Ryan l'avoue sans détour: le voyage en Californie est rarement le plus agréable de la saison.

Patrick Woodbury, LeDroit

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Bobby Ryan devrait être heureux de retourner en Californie. Il a passé une partie de sa jeunesse sur la côte ouest américaine. Il a passé les six premières années de sa carrière de hockeyeur en banlieue de Los Angeles, à jouer pour les Ducks d'Anaheim.

Il n'affichait pourtant pas un niveau d'enthousiasme particulièrement élevé, lundi midi, alors qu'il s'apprêtait à quitter le froid pour se réfugier au chaud.

«La traversée de la Californie n'est pas nécessairement le voyage le plus agréable de la saison», a-t-il soutenu.

Il l'a découvert à ses dépens l'an dernier.

En octobre 2013, il venait à peine de se greffer aux Sénateurs. Sa nouvelle équipe n'avait joué que deux parties en saison régulière lorsqu'elle a traversé le continent pour se frotter aux puissances de l'ouest. Après avoir subi des défaites à Los Angeles, San Jose et Anaheim, elle a réussi à signer une victoire en prolongation à Phoenix.

Avec une toute petite récolte de deux points sur huit, les Sénateurs sont rentrés à la maison avec le caquet bas. Très bas. Ils n'ont jamais réussi à s'en remettre.

«Durant ce voyage, si je me souviens bien, nous avons alloué 60 lancers au but par soir en moyenne», raconte Ryan avec une très légère pointe d'exagération.

«Sérieusement, lors de notre match à Anaheim, Craig Anderson a été obligé de stopper à peu près 29 rondelles dans la première période. C'était ridicule. La saison débutait, nous étions toujours à la recherche de notre identité collective. Il n'est évident de la trouver sur la route...»

CONTEXTE DIFFÉRENT

Mais ça, c'était l'an dernier.

Cette saison, les Sénateurs ont la chance d'effectuer leur voyage dans l'ouest alors que s'amorce le dernier quart de la saison régulière. «Nous sommes dans une position plus confortable. Nous savons comment nous devons jouer, collectivement, pour connaître du succès», croit Ryan.

Dans un contexte où la pression est moins forte, les Sénateurs ont effectivement connu du succès dernièrement. Ils ont conservé une fiche de 4-1-1 dans les deux dernières semaines d'activités.

Ils l'ont fait en mettant la pédale au plancher en zone d'attaque: ils ont marqué 22 buts à leurs quatre derniers matches!

Ryan fait partie de ceux qui profitent de la manne. Il a inscrit six points à se cinq dernières rencontres.

BLOQUER LE CHEMIN

Curieusement, c'est le travail des troupes lorsqu'elles n'ont pas la rondelle qui devrait, selon lui, donner de meilleurs résultats en Californie.

«Nous avons pris les mesures qui s'imposaient pour accorder moins de chances de marquer à nos adversaires. Nous passons moins de temps en zone neutre. Nous traversons la patinoire avec plus de facilité. Ce sont des aspects importants pour quiconque veut connaître du succès contre des clubs de l'Association Ouest.»

Parce qu'il occupe de plus en plus de place dans le vestiaire des Sénateurs, Bobby Ryan voudrait qu'on ne s'attarde pas trop aux insuccès du passé. L'alignement, souligne-t-il, a quand même changé dans les 16 derniers mois.

Une bonne demie douzaine de joueurs qui faisaient partie de l'équipe à l'automne 2013 ne vivent plus à Ottawa. Ils ont été remplacés par d'autres, plus jeunes.

Ça peut être une bonne chose. Ça peut être une mauvaise chose aussi.

«J'imagine que les jeunes auront les yeux ronds au départ. Ce sont quand même des professionnels. Ils devront bien faire face à la Californie un jour ou l'autre. Aussi bien que ce soit maintenant.»

Sstlaurent@ledroit.com

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