Pageau surmonte sa frustration

Jean-Gabriel Pageau, dans l'uniforme des Senators de Binghamton... (Étienne Ranger, LeDroit)

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Jean-Gabriel Pageau, dans l'uniforme des Senators de Binghamton

Étienne Ranger, LeDroit

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Jean-Gabriel Pageau peut maintenant le dire franchement. Il était de très mauvaise humeur lorsque la direction des Sénateurs l'a renvoyé dans les mineures, le week-end dernier.

«Quand le scénario se répète, ça donne toujours un petit coup à l'orgueil», explique-t-il.

Il s'est présenté au Centre Canadian Tire avec le feu au derrière. Il a utilisé ses émotions pour jouer un gros match. Il a marqué deux buts dans une victoire aux dépens des Marlies de Toronto, sous le regard attentif de la garde rapprochée de Bryan Murray.

Pageau a réussi à se calmer par la suite. «Même si j'étais surpris de ce qui m'arrivait, je me suis dit que je ne devais pas baisser les bras parce qu'on ne sait jamais ce qui peut arriver. Tu vois? Trois jours plus tard, je suis déjà revenu.»

Avant de quitter Ottawa dans l'autobus des Senators de Binghamton, dimanche, Pageau s'attendait à recevoir des explications de ses patrons. Il avait l'impression d'avoir bien accompli son travail durant son séjour prolongé de presque deux mois dans la LNH.

Il attend toujours.

Il n'a pas nécessairement besoin qu'on lui fasse un portrait bien détaillé de la situation. Il a remporté ses mises en jeu. Il a bien travaillé durant les infériorités numériques. Il a hérité de missions défensives particulières. Il a bien su s'en acquitter.

Il comprend cependant qu'il devra trouver un moyen de contribuer un peu plus régulièrement à l'attaque s'il veut franchir la dernière étape dans son cheminement.

Il avait inscrit seulement cinq points en 23 parties au moment de son renvoi. Ses patrons le croient capable de faire mieux.

«C'est certain que ça peut avoir un effet sur ma situation. Ici, à Ottawa, on m'utilise quand même dans un rôle plus défensif. Bien travailler en désavantage numérique, c'est quelque chose qui me rend fier. Au fond, j'essaie juste de faire ce qu'on me demande. La production offensive suivra quand le temps sera venu.»

«Je suis très bien capable de faire mon autoévaluation. Je peux juger de mes propres performances. Par la suite, ce qu'ils choisissent de faire avec moi, c'est hors de mon contrôle. Tout ce que je peux contrôler, c'est l'effort que j'offre chaque jour.»

Pour le reste, Pageau sait que les hockeyeurs professionnels qui détiennent un contrat à deux volets sont plus susceptibles de faire la navette entre la LNH et les mineures. «Ça fait partie du métier.»

La question du ballottage

Si Pageau veut briser le cycle, il n'a qu'une chose à faire: performer.

Il sera joueur autonome avec compensation cet été. Son agent essaiera de lui soutirer le nouveau pacte durant la saison morte, mais son pouvoir de négociation sera plutôt limité. Le Gatinois risque fort de parapher une nouvelle entente à deux vitesses.

Quand il aura disputé 160 matches dans la LNH, il devra être soumis au ballottage avant d'être cédé aux mineures. Il lui reste encore un bout de chemin à parcourir avant d'obtenir ce privilège. Le match d'hier soir était son 71e.

Dans cette situation, il est préférable de se concentrer sur le court terme. «J'aurai un gros été d'entraînement devant moi, proclame-t-il. Je vais travailler sur mon lancer et sur tous les autres petits détails qui feront de moi un joueur plus complet.»

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