Nervosité, humilité et confiance devant le filet

Le réserviste Andrew Hammond obtiendra son premier départ... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le réserviste Andrew Hammond obtiendra son premier départ en carrière, mercredi soir, contre le Canadien de Montréal.

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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Au moins, Andrew Hammond n'aura pas Carey Price dans les pattes.

«Carey... Il est un des meilleurs, sinon le meilleur gardien sur la planète», a-t-il dit avec un rictus nerveux, mardi.

Alors que débute une des journées les plus importantes de sa vie, Hammond pourra souffler. À son premier départ en carrière dans la Ligue nationale de hockey, il sera confronté à un gardien de buts numéro deux.

Dustin Tokarski défendra la cage du Canadien de Montréal, dans quelques heures, au Centre Canadian Tire.

Hammond aborde malgré tout avec beaucoup d'humilité le défi qu'il s'apprête à relever.

Tout comme Craig Anderson, Robin Lehner est officiellement blessé. Il ne s'est pas entraîné mardi. La nature exacte du «bobo» qui l'a tenu à l'écart du jeu n'a pas été dévoilée. Sans être médecin, on peut facilement comprendre que le «haut» de son corps est touché. Il a semblé perdre connaissance pendant un bref instant lorsqu'il a été renversé par son coéquipier Clarke MacArthur durant le match de lundi.

MacArthur s'est fait mal, lui aussi. Mais ça, c'est une autre histoire.

Le gardien de buts est le joueur le plus important au hockey.

En l'absence de Lehner, Hammond devient, par défaut, le gardien titulaire des Sénateurs d'Ottawa.

À son premier départ, il devra quand même se frotter à l'équipe qui trône au sommet du classement de l'Association Est.

«Je serai nerveux, mais ce ne sera pas nouveau pour moi. Je suis nerveux avant de jouer dans les mineures, aussi. Ça fait partie du métier. Ça prouve que je tiens à faire mon travail correctement. Les gardiens qui ne sont jamais nerveux n'ont pas choisi le bon métier, si vous voulez mon avis», affirmait-il mardi.

Hammond va s'efforcer, tout au long de la journée de «rester dans le moment présent». Il ne voudra surtout pas se perdre dans des projections, à ce qui pourrait lui arriver si jamais il connaît du succès.

La perche de Murray

Il aura quand même une petite pensée pour tout le chemin qu'il a parcouru au cours des 23 derniers mois.

Vers la fin du mois de mars 2013, quand il a complété une quatrième saison perdante chez les Falcons de l'université Bowling Green State, il a saisi la perche qui lui était tendue par Bryan Murray.

À ce moment-là, les Sénateurs misaient sur Anderson, Lehner et Ben Bishop. Hammond était alors loin, très loin de son but de jouer dans la LNH.

«C'était mon rêve. Je ne voulais pas me fixer des attentes trop élevées, mais en même temps, je ne voulais pas me nuire en fixant moi-même des limites. J'ai donc entrepris ma carrière dans les rangs professionnels avec l'esprit le plus ouvert possible. J'y allais un jour à la fois.»

Tout n'a pas été rose à Binghamton. Dans les 10 parties qui ont précédé son rappel, il a signé seulement deux victoires. Il a conservé une moyenne de buts alloués de 4,05 et un taux d'efficacité de 87%.

«J'ai traversé une période où je ne jouais pas très bien, reconnaît-il. Dans les dernières semaines, j'avais quand même l'impression de progresser. Je recommençais à faire les choses qui m'avaient permis de connaître du succès précédemment.»

Les deux buts alloués sur cinq lancers lundi contre les Hurricanes n'affecteront pas trop sa confiance. Du moins, c'est ce qu'il promet.

«Si j'avais affronté 20 tirs de plus, je les aurais peut-être tous arrêtés», déclare-t-il.

Il aborde donc son prochain défi avec humilité... et un brin de confiance.

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