Trop fort pour la ligue

Jean-Gabriel Pageau a marqué deux buts et obtenu... (Étienne Ranger, LeDroit)

Agrandir

Jean-Gabriel Pageau a marqué deux buts et obtenu une passe dans la victoire des Senators

Étienne Ranger, LeDroit

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

Jean-Gabriel Pageau est simplement trop fort pour la Ligue américaine.

Ça crève les yeux. Hier après-midi, quand les Senators de Binghamton ont affronté les Marlies de Toronto au Centre Canadian Tire, le Gatinois a pris le contrôle du match en troisième période.

Il a commencé par marquer un gros but en désavantage numérique. Ce but allait devenir le but de la victoire. Comme si ce n'était pas suffisant, il a ensuite préparé le but de Cole Schneider durant une supériorité numérique. Il a complété sa journée de travail en inscrivant son deuxième but dans un filet désert.

Il a mérité la première étoile d'un match que son équipe a gagné 5-2.

«Je ne dirais pas que j'ai dominé cette partie. J'ai des bons amis dans cette équipe. J'étais content de les retrouver. Je suis heureux de jouer à nouveau avec eux. Ils m'ont bien aidé», a-t-il résumé avec humilité après la partie.

Avec humilité et mauvaise humeur.

Selon toute vraisemblance, Pageau pourra côtoyer ses amis de Binghamton pendant un petit bout de temps. La direction des Sénateurs l'a rétrogradé immédiatement après le match de samedi.

Cette décision a surpris un peu tout le monde.

Même si sa production à l'attaque n'était pas exceptionnelle dans la LNH, Pageau semblait remplir son mandat premier à Ottawa. Après 23 parties, il demeure le seul centre régulier à présenter un taux d'efficacité supérieur à 50% dans les cercles des mises en jeu. Dans son dernier match dans la LNH, samedi, il a passé moins de 12 minutes sur la patinoire. Il a quand même trouvé le moyen de dominer son équipe en complétant sept mises en échec.

Luke Richardson et ses adjoints semblaient surpris de le revoir. Ils étaient tellement convaincus qu'il était à Ottawa pour y rester qu'ils ne traînaient même plus son chandail numéro44 avec eux en voyage.

Pageau a été obligé de porter le numéro14, hier.

Lorsqu'il s'est présenté devant les journalistes, après le match d'hier, il n'avait toujours pas reçu d'explications.

Durant une entrevue à la radio, en milieu de journée, le directeur général des Senators Randy Lee a donné une partie de réponse. Il a expliqué que l'organisation doit accorder une chance à d'autres espoirs d'ici la fin de la saison.

Pageau est encore une fois victime de son statut contractuel. Puisqu'il n'avait pas à passer par le ballottage, il était le joueur le plus facile à renvoyer dans les mineures.

«Il reviendra», assure Lee.

Pageau, comme d'habitude, ravale son orgueil et dit les bonnes choses. «J'imagine que je n'ai pas le choix de continuer à travailler fort. Je dois les convaincre une fois de plus que ma place est ici», déclare-t-il.

Pageau aura la chance de vivre une expérience type de la Ligue américaine dans les prochaines heures. Après le match d'hier, les Senators ont mis le cap sur Toronto. Ils affronteront une fois de plus les Marlies, cet après-midi, au Ricoh Coliseum.

Prince rappelé

Shane Prince a eu le bonheur de rester à Ottawa. Tandis que les Senators joueront dans la Ville-Reine, il se préparera à faire ses débuts dans la LNH.

À 22 ans, alors qu'il complète sa troisième saison dans les rangs professionnels, cet ancien choix de deuxième ronde obtiendra finalement sa chance.

«Ça fait longtemps que j'attends ce moment. J'ai vraiment hâte», a dit celui qui domine les Senators avec 38 points en 46 parties cette saison.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer