Neil sera difficile à «vendre»

Chris Neil .... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Chris Neil .

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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À deux semaines de la date limite des transactions, Bryan Murray vient possiblement de perdre le joueur qui aurait pu lui rapporter le plus en tant que vendeur.

Chris Neil a subi une fracture du pouce gauche, ce week-end. Une blessure assez sérieuse. «Selon ce qu'on m'a dit, il devra s'absenter pendant un bon bout de temps», a laissé savoir l'entraîneur-chef des Sénateurs d'Ottawa, Dave Cameron, lors de son plus récent contact avec la presse.

Selon les pronostics les plus optimistes, le policier de 35 ans raterait entre trois et quatre semaines de hockey. Il reviendrait donc au jeu vers le milieu du mois de mars. Tous les espoirs de l'échanger ne seraient donc pas morts.

Si jamais il doit subir une intervention chirurgicale, sa saison pourrait être compromise.

Les dirigeants d'une demi-douzaine d'équipes de hockey seront donc à l'affût au cours des prochains jours. Neil était, selon les ragots, le joueur d'Ottawa qui intéressait le plus les équipes qui aspirent à remporter la coupe Stanley.

Les Blackhawks de Chicago feraient partie des formations qui seraient prêtes à débourser un bon prix pour faire son acquisition. Neil pourrait servir d'ange gardien à Jonathan Toews dans l'éventualité où les doubles champions de la coupe Stanley retrouveraient le coriace et vicieux David Backes et les Blues de Saint-Louis sur leur chemin.

Une preuve de courage

Au moins, Neil a quitté sur une bonne note, en faisant une bonne démonstration de son courage.

Il s'est blessé à la main en assénant un coup-de-poing au matamore des Oilers d'Edmonton, Luke Gazdic, dans le match que les Sénateurs ont remporté 7-2.

C'était un vrai de vrai combat. Un combat d'une violence rarement vue.

«Clairement, les deux gars visaient le K.-O. dès le départ», a remarqué Bobby Ryan.

Quand le combat entre Neil et Gazdic a éclaté, les Oilers venaient de marquer leur deuxième but. Ils avaient quand même besoin d'un peu d'énergie.

Vous a-t-on dit que c'était un combat violent?

«Je n'étais pas capable de regarder la fight», avoue Alex Chiasson.

L'ailier québécois des Sénateurs connaît très bien Gazdic. Il a été son coéquipier dans la Ligue américaine, au sein du club école des Stars de Dallas, durant la saison 2012-13.

«Je le connais assez bien pour savoir qu'il se bat comme un cheval. C'était coup pour coup. Un punch d'un bord, un punch de l'autre. Je ne pouvais vraiment pas regarder. Neiler a livré un bon fight. Il nous a gardés dans le match», a poursuivi Chiasson.

Au terme de ce combat, Neil a écopé de sa huitième pénalité majeure de la saison. Son nombre de combats est donc en baisse. Il a jeté les gants à 14 occasions en 2013-14.

Les utilisateurs du site spécialisé hockeyfights.com lui accordent néanmoins une fiche de 5-2-1 pour ses bagarres cette saison. Ce n'est pas mauvais, quand on prend en considération que ses adversaires sont presque tous plus jeunes et plus lourds que lui.

Il domine encore une fois cette année les Sénateurs au chapitre des mises en échec. Il en a distribué 136 - il partage le premier rang avec Mark Borowiecki.

Il n'a toutefois pas inscrit un seul point à ses 16 dernières parties. Il n'a pas eu le temps de contribuer au festival offensif de samedi avant de se blesser.

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