Le 13 février, un jour gravé dans la mémoire de Karlsson

Erik Karlsson quittant la patinoire de peine et... (Archives, Associated Press)

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Erik Karlsson quittant la patinoire de peine et de misère après avoir eu un tendon d'Achille sectionné, le 13 février 2013.

Archives, Associated Press

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Le 13 février demeurera, pour toujours, une journée très importante dans l'esprit d'Erik Karlsson.

Le capitaine des Sénateurs d'Ottawa ne pourra jamais oublier l'incident dans lequel il a été impliqué, à la veille de la Saint-Valentin, en 2013. Il est ici question, bien sûr, de la sérieuse blessure au tendon d'Achille subie à Pittsburgh.

Les gens de son entourage ne lui laisseront jamais oublier. Vendredi, pour souligner le deuxième anniversaire, les journalistes l'ont mitraillé de questions au sujet de cet événement qui a changé le cours de sa carrière.

Pour tous, il y aura toujours deux Karlsson: celui d'avant la blessure et celui d'après la blessure.

Les gens qui le connaissent le mieux ont l'air de croire que les deux se ressemblent de plus en plus.

«Spécimen unique»

«Il a retrouvé son élan, estime Robin Lehner. Quand il s'empare de la rondelle, il n'a qu'à donner deux ou trois coups de patin pour se séparer de la masse. Quand il atteint sa vitesse de croisière, personne ne peut le rattraper.»

«Il était plutôt évident, au début de la saison dernière, qu'il était à la recherche de cet élan. Il a mis du temps à le chercher. Cette caractéristique fait de lui un joueur unique. Je crois qu'il a finalement réussi à le retrouver.»

«C'est assez incroyable. Subir une blessure aussi sérieuse et réussir à redevenir un joueur d'impact, c'est vraiment impressionnant. Erik est un spécimen unique, un phénomène de la nature», croit pour sa part Kyle Turris.

Le principal intéressé n'est pas convaincu. «Je n'ai pas encore atteint les standards d'excellence que je m'étais fixés avant de me blesser. J'essaie toujours de comprendre certaines choses...»

Il figurait par exemple vendredi au neuvième rang du classement des défenseurs les plus productifs de la LNH. Pour être heureux, il devrait occuper le haut du pavé et regarder tous ses poursuivants de très haut.

Oui, mais...

Il traverse quand même une bonne séquence. Il a inscrit trois points à ses deux derniers matches. Il tentera de conclure sa semaine en beauté, samedi après-midi, quand il affrontera les Oilers d'Edmonton à Kanata.

«Je ne patine toujours pas aussi bien qu'avant. Je ne suis pas capable de l'expliquer. Peut-être que ça n'a rien à voir avec ma blessure. J'ai peut-être simplement changé mon style sans m'en rendre compte. Il va falloir que je me penche là-dessus un jour ou l'autre...»

Karlsson est quand même capable de tirer un peu de positif de toute cette mésaventure. S'il n'est pas aussi bon patineur qu'autrefois, il estime avoir grandi à d'autres égards. «Je suis plus fort mentalement», affirme-t-il.

Il ne voudra pas trop entrer dans les détails, mais il est facile de comprendre que le fait de se retrouver sur la touche pour une période prolongée, alors qu'il venait à peine d'accéder à l'élite, fut assez difficile à gérer sur le plan émotif.

Au moment de l'accident, il était âgé de 22 ans. Comme la majorité des jeunes hommes de 22 ans, il devait se croire invincible.

«Au moins, la saison de golf battait son plein. Du jeudi au dimanche, ça me donnait quelque chose à regarder à la télévision pour me distraire», dit-il avec bonne humeur.

«Sincèrement, c'était ma première blessure sérieuse. Je me compte chanceux car je n'ai pas eu de problèmes de santé trop sérieux depuis. Je touche du bois. J'espère ne plus jamais avoir à surmonter des épreuves comme celle-là.»

Le capitaine craint de perdre son partenaire à la ligne bleue

Erik Karlsson n'est pas entièrement à l'aise ces temps-ci. Il vit un peu dans la peur de perdre son partenaire de jeu.

Le capitaine se tient au courant des potins comme tout le monde. Il sait que la direction des Sénateurs va échanger Marc Méthot si elle ne parvient pas à lui faire signer une prolongation de contrat d'ici le 2 mars.

«Si Meth s'en va, ça va faire mal. Ça va nuire à l'équipe. Ça va me nuire aussi à titre personnel», estime-t-il.

«On se complète bien, comme vous savez. Nous sommes tous les deux à l'aise dans le jeu de transition. Nos lectures du jeu sont similaires. Je sais comment il se comporte sur la patinoire. C'est réciproque», enchaîne-t-il.

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