De retour au bas de l'échelle

Le défenseur de Saint-Albert André Benoît (à droite)... (Associated Press)

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Le défenseur de Saint-Albert André Benoît (à droite) a été laissé de côté plus souvent qu'à son tour cette saison avec les Sabres de Buffalo.

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(BUFFALO) Appartenir à la pire formation de toute la Ligue nationale de hockey, ce n'est pas la fin du monde.

Appartenir à la pire formation et ne même pas jouer de façon régulière, c'est bien pire.

On sent une certaine frustration chez André Benoît. Le défenseur franco-ontarien de Saint-Albert croyait bien qu'il n'avait plus à faire ses preuves. Il avait disputé une saison quasi-complète de 79 parties avec l'Avalanche du Colorado en 2013-14. Il était donc un joueur de la LNH à part entière.

Ça ne s'est pas passé comme ça. Il n'a pas croulé sous les offres, le 1er juillet dernier lorsqu'il a gagné son autonomie. Il a finalement accepté le pacte d'un an qui lui était proposé par les Sabres, même si ces derniers ne lui faisaient pas de grandes promesses.

Benoît n'a pas joué hier soir. C'était déjà la 20e fois que son entraîneur, Ted Nolan, le laissait de côté pour un match.

«Chaque fois que tu te joins à une nouvelle équipe, tu dois un peu recommencer à te prouver. Quand l'équipe se met à perdre dès le départ, tu ne sais jamais comment les choses vont tourner. C'est l'histoire de ma saison», résume-t-il.

Les Sabres occupent le dernier rang du classement général depuis le 20 janvier et ils entretiennent peu d'espoirs de quitter la cave d'ici la fin de la saison. Tant qu'à perdre, ils ont l'air bien décidés à perdre avec des jeunes. Nikita Zadorov et Rasmus Ristolainen, contrairement à Benoît, ne manquent pas de temps de glace.

«Ce n'est pas le fun de ne pas être dans le lineup tous les soirs. Même si je comprends la situation, ça ne change rien. Ce n'est pas le fun», lance-t-il.

«C'est certain que j'espérais signer un contrat à plus long terme. J'aurais bien voulu m'installer à un endroit, donner un peu de stabilité à ma famille. Ce n'est pas arrivé. Maintenant, tout est à recommencer», complète l'athlète au passeport bien rempli. On vous rappelle qu'il a joué à Ottawa, à Binghamton, à Hamilton, en Russie, en Suède ainsi qu'en Finlande dans la dernière décennie.

Avec tout le kilométrage qu'il a parcouru, il est facile d'oublier qu'il n'a que 31 ans.

«On s'est promenés en masse, c'est vrai. Mais je me sens toujours bien. La santé est bonne. D'après moi, il me reste une bonne dizaine d'années de hockey dans le corps. S'ils me laissent jouer, je vais continuer.»

Idéalement, Benoît poursuivrait dans la LNH, l'an prochain.

Quelque chose nous dit qu'il pourrait aussi retourner en Europe. Là-bas, il pourrait facilement monnayer toute son expérience acquise au cours des trois dernières saisons dans la meilleure ligue au monde.

Le petit bonheur de Gorges

Parce qu'il ne joue pas chaque soir, les statistiques de Benoît ne sont pas terribles. Après 35 parties, son différentiel se situe à moins neuf.

Josh Gorges fait partie du premier duo défensif des Sabres. Il affronte soir après soir les meilleurs attaquants adverses et il en paie le prix. Avant le match d'hier soir, son différentiel était de moins 28.

«Rien ne peut te préparer à vivre une saison comme celle que nous vivons en ce moment. Rien», disait-il hier matin.

L'ancien du Canadien de Montréal apprend à savourer les petits bonheurs de la vie. Il se réjouit, par exemple, d'avoir battu ses anciens coéquipiers trois fois cet hiver.

«J'ai encore plein d'amis à Montréal. Je leur parle souvent», dit-il, sourire en coin.

Sstlaurent@ledroit.com

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