Lehner poursuit son apprentissage

L'entraîneur des gardiens à Ottawa, Rick Wamsley, trouve... (Adrian Wyld, Archives La Presse Canadienne)

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L'entraîneur des gardiens à Ottawa, Rick Wamsley, trouve normal que Robin Lehner n'ait pas encore atteint son plein potentiel. Il aurait encore deux ou trois ans avant d'atteindre sa maturité.

Adrian Wyld, Archives La Presse Canadienne

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Un élément positif - ne perdez pas trop de temps à en chercher un deuxième - se dégage de la plus récente séquence des Sénateurs d'Ottawa.

En l'absence de Craig Anderson, Robin Lehner a la chance de jouer plus régulièrement. Jouer plus souvent lui a permis de retrouver ses réflexes et de mettre un terme à sa léthargie.

Le Suédois de 23 ans obtiendra samedi soir un cinquième départ consécutif, lorsque les Blue Jackets de Columbus s'arrêteront au Centre Canadian Tire.

Dans ses trois dernières sorties, Lehner a laissé passer seulement six rondelles, ce qui représente une nette amélioration.

En six matches et demi, entre le 15 décembre et le 29 janvier, il en avait laissé passer 23.

«J'ai l'impression que Robin progresse un peu chaque soir. C'est encourageant», note l'entraîneur des gardiens à Ottawa, Rick Wamsley.

Le plus proche conseiller de Lehner au sein de l'organisation sert cependant un avertissement. Son poulain a traversé deux léthargies assez sérieuses au cours des 12 derniers mois. Il pourrait bien y en avoir d'autres.

Il insiste sur son âge. Vingt-trois ans, c'est jeune. Surtout pour un gardien. «Dans toute la Ligue nationale de hockey, on retrouve seulement cinq gardiens qui sont nés dans les années 1990. Robin fait partie de ce groupe. La ligue se rajeunit, mais les gardiens ont besoin d'un peu plus de temps pour se développer. Connaissez-vous beaucoup de gardiens de 23 ans qui sont capables de jouer 60 parties par année? Pas moi», récite Wamsley.

Lehner ne serait pas le seul gardien à connaître des problèmes au niveau de la constance dans la jeune vingtaine.

À Montréal, Carey Price pourrait bien remporter son premier trophée Vézina dans quelques mois. Il fêtera ses 28 ans l'été prochain. Quand il avait l'âge de Lehner, il se battait avec Jaroslav Halak pour l'obtention du titre de gardien titulaire du Canadien.

À quel âge un gardien atteint-il sa maturité? «Bonne question. Je présume que ça se passe davantage vers 25 ou 26 ans. À cet âge, un gardien a un peu d'expérience. À cet âge, le gardien de buts n'est pas encore au sommet de son art, mais il commence à comprendre ce qu'il lui faut.»

L'an dernier, pour aider Lehner à se sortir de sa période sombre, Wamsley a prêché le calme. Il a conseillé à son fougueux athlète de se montrer plus patient devant son filet. Cette année, son problème principal serait le même. «La plupart du temps, mon rôle consiste à répéter les mêmes conseils», reconnaît-il.

«Dans ses trois derniers matches, Robin s'est montré calme et patient. Je crois qu'il commence à comprendre que parfois, chercher à trop en faire peut s'avérer contre-productif. Physiquement, il est imposant. Quand il aura vraiment compris qu'il n'a pas besoin de se déplacer autant devant son filet, la rondelle va le frapper plus souvent.»

Lehner, s'il reste en forme, ne manquera pas de temps de jeu dans les prochaines semaines.

Anderson a encore une fois essayé de s'entraîner, vendredi matin. Il a sauté sur une des patinoires du Sensplex, vers 11h30. Il s'est placé devant un filet dans le but de faire face à quelques lancers. L'expérience n'a pas été concluante. David Legwand et deux entraîneurs ont effectué entre huit et 10 lancers vers lui. Il a vite déclaré forfait.

«Ça vous dit tout ce que vous avez besoin de savoir. Il n'est pas prêt», tranche l'entraîneur Dave Cameron.

Ryan et Ovechkine, deux nouveaux ennemis

À ne plus inviter au même party: Bobby Ryan et Alexander Ovechkine.

Erik Karlsson et la star des Capitals ont passé la soirée à se tirer la pipe et à s'échanger des coups, jeudi. Karlsson a vite pardonné à son rival. Après le match, il disait que «bien des choses peuvent survenir dans le feu de l'action».

Ryan semble un peu plus rancunier.

Dans ce match, Ovechkine a servi une mise en échec douteuse à Karlsson. Ryan s'est senti obligé d'intervenir. Les deux ailiers en sont presque venus aux coups. «Je ne suis pas un bagarreur, mais il y a des choses qu'on ne peut pas laisser passer. Erik se trouvait dans une position vulnérable. Quand Ovechkine l'a frappé, son bâton était parallèle à la glace. Ça ne se fait pas», racontait-il vendredi.

Après leur altercation, Ryan et Ovechkine ont continué à se crier des bêtises au banc des pénalités. «J'ai dit bien des choses à Ovie. Chaque fois, c'était mérité. Pas question de les répéter devant les journalistes aujourd'hui. Je ne veux surtout pas être mis à l'amende», déclare-t-il.

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