Neil ne joue pas pour le chèque de paie

Chris Neil veut jouer un rôle important chez... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Chris Neil veut jouer un rôle important chez les Sénateurs, ou changer d'équipe.

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Après Chris Phillips et Daniel Alfredsson, Chris Neil est le joueur qui a le plus souvent porté les couleurs d'Ottawa dans la LNH. Il a disputé hier soir son 889e match en rouge, blanc et noir

L'homme fort ne risque toutefois pas trop s'approcher du record de 1179 parties que détient Phillips depuis hier.

Les rumeurs de transaction se multiplient. Même s'il n'a jamais manifesté le moindre désir de quitter la capitale, il parle de plus en plus comme un joueur qui prépare sa sortie.

« J'ai beaucoup de respect pour Bryan Murray et je sais qu'il me respecte aussi. Je lui ai fait comprendre que je veux jouer à Ottawa. Toutefois, si je reste, je veux sentir que je fais vraiment partie de l'équation. Je suis un homme compétitif. Je ne serai jamais du genre à me contenter d'un rôle limité. Je ne joue pas au hockey pour le simple plaisir d'encaisser un chèque de paie », a-t-il déclaré hier matin.

Neil faisait peut-être référence à son temps d'utilisation qui a diminué de façon significative depuis l'arrivée de Dave Cameron.

Paul MacLean, proche de ses vétérans, pouvait facilement utiliser son homme fort de 35 ans pendant 11 ou 12 minutes par soir.

À trois occasions, dans les trois dernières semaines, Neil a passé moins de huit minutes sur la glace.

« J'ai peut-être 35 ans, mais je me sens comme un jeune coq de 25 ans. Vous vous demandez pourquoi j'ai réussi à survivre aussi longtemps dans la LNH ? Je ne manque pas d'énergie, voilà pourquoi », assure-t-il.

Neil a une cicatrice toute fraîche au visage.

Dans le match de mardi dernier, au New Jersey, il a été obligé de remplacer son coéquipier Jean-Gabriel Pageau au centre, le temps d'une mise en jeu. Il a causé une belle petite surprise en permettant à son équipe de prendre le contrôle de la rondelle à la suite de la mise en jeu... mais il a été obligé de rentrer au vestiaire après avoir reçu le bout du bâton du centre adverse directement sous l'oeil droit.

« J'ai souvent saigné pour cette équipe », souligne le joueur qui avait été un choix de sixième ronde des Sénateurs en 1998.

« J'ai encore beaucoup de sang à donner, enchaîne Neil. Ça ne fait aucun doute dans mon esprit. Il reste une autre année à écouler à mon contrat. Je ne crois d'ailleurs pas que ce sera la dernière saison de ma carrière. Je me vois très bien jouer une ou deux années de plus par la suite. »

« Vous me connaissez. Je travaille fort dans les matches. Je travaille tout aussi fort à l'entraînement. C'est toujours moi, le gars qui montre aux jeunes comment se comporter dans le gymnase. »

C'est d'ailleurs ce qui fait de Neil un joueur qu'on surveille de près. Selon la rumeur, au moins trois équipes de l'Association Ouest s'intéressent à lui. Les Predators de Nashville font partie du lot.

Une transaction entre Ottawa et Nashville aurait beaucoup de sens. Bryan Murray connaît le directeur général des Predators, David Poile, depuis toujours. Dans les dernières années, Poile n'a pas hésité à sacrifier de bons choix au repêchage pour faire l'acquisition de joueurs de soutien de qualité.

À Nashville, Neil retrouverait son grand ami Mike Fisher. Il obtiendrait aussi une belle chance de gagner la coupe Stanley.

« Au hockey, il n'y a pas de garanties, intervient Neil. Se joindre à une équipe qui aspire aux grands honneurs, c'est une chose. Gagner la coupe, c'en est une autre. »

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