Les «vieux» Sénateurs, une espèce en voie de disparition

Le défenseur vétéran Chris Phillips... (Patrick Woodbury, Archives LeDroit)

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Le défenseur vétéran Chris Phillips

Patrick Woodbury, Archives LeDroit

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(NEWARK) Le temps file. Les joueurs qui ont marqué les années glorieuses des Sénateurs arrivent, dans bien des cas, à la croisée des chemins.

Chris Phillips n'a pas joué mardi soir. Il a donc raté une belle opportunité de fracasser le record du plus grand nombre de matches joués dans l'uniforme des Sénateurs.

Quelques heures avant le match, Dave Cameron s'est expliqué. Il a tenté de nous convaincre qu'il a fait une fleur à son vétéran. Phillips pourra jouer son 1179e match et passer à l'histoire à la maison. Ça devrait se produire jeudi soir, lors du passage des Capitals de Washington au Centre Canadian Tire.

«Les gens qui sont proches de Chris n'avaient sans doute pas tous les moyens ou encore le temps d'assister à un de nos matches sur la route. Lorsqu'il fracassera son record, il sera chez lui, dans une ville où il a eu le temps de tisser des liens avec bien des gens. Tous ces gens pourront donc partager ces moments précieux avec lui», explique-t-il.

On peut croire Cameron... jusqu'à un certain point.

Si Phillips faisait toujours partie des six meilleurs défenseurs des Sénateurs, il aurait établi son record il y a maintenant trois semaines.

Le vétéran a passé neuf des 23 dernières parties dans les gradins. Il fêtera ses 37 ans dans un mois et cinq jours. Il pourrait être impliqué dans une transaction d'ici là... à condition que Bryan Murray trouve une autre formation qui s'intéresserait à lui.

Si jamais il choisit d'accrocher ses patins à la fin de la saison, Phillips pourrait retrouver plusieurs amis dans le club des jeunes retraités du hockey.

Daniel Alfredsson a mis un terme à sa carrière. Wade Redden, Patrick Lalime, Todd White et Radek Bonk l'ont précédé.

À Nashville, Mike Fisher laisse planer le doute. Son contrat arrive à échéance à la fin de la saison. Il deviendra père pour la première fois ce printemps. Il pourrait se consacrer entièrement à sa progéniture dans les prochaines années de sa vie.

Le «vieux» Havlat

Au New Jersey, Martin Havlat nage aussi dans l'incertitude.

«Il me reste une demi-saison à jouer. Après? On verra. On verra bien. On verra bien comment je me sentirai l'été prochain», a-t-il déclaré mardi matin.

Le dynamique ailier tchèque fait des blagues à propos de son apparence. En vertu des règlements d'équipe des Devils, il n'a pas eu le choix de raser sa barbe rousse au début de la saison. Il est satisfait du résultat. Il considère que ça lui donne un look juvénile.

Il a quand même 33 ans. Encore une fois, cette année, différentes blessures l'ont obligé à rater 18 rencontres.

Tout comme Phillips, il pourrait changer d'adresse d'ici la date limite des transactions. Dans une autre vie, il a connu du succès en séries. Il a récemment connu une séquence de quatre parties consécutives avec au moins un point. Il reste, peut-être, un peu de carburant dans son réservoir.

«Je continue malgré tout à m'amuser. Je me suis entendu avec les Devils en début de saison, entre autres, parce qu'on m'offrait la chance de jouer avec des vieux amis. Patrik Elias est un de mes plus vieux amis dans la LNH. Marek Zidlicky a été mon coéquipier pendant deux années dans l'organisation du Wild du Minnesota. Jaromir Jagr, je l'ai côtoyé dans le programme de l'équipe nationale. Nous, les vieux, on est heureux ensemble», lance-t-il en se trouvant bien drôle.

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